D. 10. 2e Epiphanie : ACH GOTT, WIE MANCHES HERZELEID (1)

                   D.10.  2ème DIMANCHE APRES L’EPIPHANIE
                             2. Sonntag nach Epiphanias  (Wustmann)

                     ACH GOTT, WIE MANCHES HERZELEID  I ,   BWV 3

                         O Dieu, que de malheurs mon cœur  I

NOTES quant à la cantate

Auteur du livret : inconnu                                   Date : 1735-1744 (Leipzig II a)

Ce dimanche n’apparaît pas chaque année
Epître :     Romains 12/7-16    Règles de vie chrétienne
Evangile : Jean 2/1-11             Les noces de Cana

Thème de la cantate : le thème du dimanche :  Les noces de Cana, le Christ maître de la joie. Ce thème des noces de Cana de l’évangile n’est pas exploité par Bach. Ni celui des règles de la vie chrétienne de l’épître. Il développe ici le thème de la souffrance, mais reprend celui de la joie du Christ qui efface la souffrance : le mot « Freude » apparaît dans le 1er Aria, « Freudigkeit » apparaît dans le Récitatf et dans le 2ème Aria, « Freundlichkeit und Güte » dans le Choral et Récitartif 

Voir : « les thèmes des cantates de l’Epiphanie », 
             sous A. 01. Les textes des Cantates de Bach

Sources    Texte : Ach Gott, wie manches Herzeleid 1587,
                            Martin Moller 1547-1606,
                            d’après Jesu dulcis memoria, vers 1200.  
                            Forme en strophes de 4 vers
                            (il existe une forme en 6 vers, chantée sur 
                            « Vater unser im Himmelreich » de Martin Luther
                 Mélodie :  O Jesu Christ, meins Lebens Licht, Nürnberg 1676

                 1ère str, Choeur :     Ach Gott, wie manches Herzeleid
                 2ème str Choeur 
                          et Récitatif :    Wie schwerlich lässt sich Fleisch und Blut
                 dernière st: Choral : Erhalt mein Herz im Glauben rein

Bible : pas de verset biblique dans cette cantate

Voix : ( S) Soprano, (A) Alto, (T) Tenor, ( B ) Basse

Structure poétique : la mention figurant entre parenthèse et en italique, après le titre des différentes pièces, indique : 1°  par le chiffre romain, le nombre de vers dans le poème : VI par exemple signifie 6vers. 2° les chiffres arabes indiquent le nombre de syllabes dans le vers. Par exemple : 8 signifie vers de huit syllabes, avec fin masculine ; 9f signifie vers de neuf syllabes, avec fin féminine

Références :    Wustmann,   page 63
                         Neumann,    page 14
                         Schmieder,  page

 

TEXTE de la cantate

             1. CHOEUR

Ach Gott, wie manches Herzeleid
Begegnet mir zu dieser Zeit!
Der schmale Weg ist Trübsal voll,
Den ich zum Himmel wandern soll.

     O Dieu, que de malheurs mon cœur
     Traverse en ce temps de malheurs !
     Bien trouble est le chemin étroit
     Qui me conduit au cieux chez toi.

         2. CHŒUR et RECITATIF (T, A, S, B )

          Wie schwerlich lässt sich Fleisch und Blut,
so nur nach irdischem und eitlem trachtet
und weder Gott noch Himmel achtet,

          Zwingen zu dem ewigen Gut,
da du, mein Jesu, nur mein alles bist,
und doch mein Fleisch so widerspenstig ist.

          Wo soll ich mich denn wenden hin ?
Das Fleisch ist schwach, doch will der Geist;
so hilf mir, der du mein Herze weißt.

          Zu dir, o Jesu, steht mein Sinn.
Wer deinem Rat und deiner Hilfe traut,
der hat wohl nie auf falschen Grund gebaut,
da du der ganzen Welt zum Trost gekommen
und unser Fleisch an dir genommen,
so rettet uns dein Sterben
vom endlichen Verderben.
Drum schmecke doch ein gläubiges Gemüte
des Heilands Freundlichkeit und Güte.

      
              Combien mal la chair et le sang,
    qui ne s’intéressent qu’au vain terrestre,
    ne prennent garde au Dieu céleste,

              Se portent vers le bien vraiment,
    alors que toi, Jésus, tu es mon tout
    et qu’en mon cœur un sang rebelle bout !

              Où me faut-il me diriger ?
    La chair est faible, l’esprit fort ;
    tu vois mon cœur : tu m’aideras encor.

              Vers toi, Jésus, toi mon berger.
    Qui fait confiance à ton aide et conseil
    n’a pas bâti sur le sable au soleil ;
    car tu vins pour sauver toute la terre,
    tu as pris la chair passagère.
    Ainsi ta mort délivre
    de la mort et fait vivre.
    Ainsi donc une âme croyante goûte
    l’amour de son Sauveur en route.

          3. 1er ARIA  (B )

Empfind ich Höllenangst und Pein,
Doch muss beständig in dem Herzen
Ein rechter Freuden Himmel sein.
  Ich darf nur Jesu Namen nennen,
  Der kann auch unermessne Schmerzen
  Als einen leichten Nebel trennen.

    Souffré-je l’enfer et sa peur,
    Que tout en mon cœur reste calme,
    Un ciel de joie et de douceur !
      Jésus, ton nom est sur mes lèvres,
      Changeant les douleurs de mon âme,
      En brume qui au vent se lève.

          4. RECITATIF  ( T )

Es mag mir Leib und Geist verschmachten,
bist du, o Jesu, mein
und ich bin dein,
will ich’s nicht achten.
Dein treuer Mund
und dein unendlich Lieben,
das unverändert stets geblieben,
erhält mir doch den ersten Bund,
der meine Brust mit Freudigkeit erfüllet
und auch des Todes Furcht,
des Grabes Schrecken stillet.
Fällt Not und Mangel gleich von allen Seiten ein,
mein Jesus wird mein Schatz und Reichtum sein.

    Mon corps, mon esprit désespèrent ?
    Si, Jésus, tu es mien,
    que je suis tien,
    qu’en ai-je à faire ?
    Doux sont tes mots.
    Ton amour véritable
    qui toujours demeure, inchangeable,
    et me garde mon premier lot,
    remplit de ta joie toute ma poitrine
    et m’enlève la peur que la mort me chagrine.
    Si détresse et disette m’assaillent partout,
    Jésus sera mon trésor et mon tout.

          5.  2ème ARIA  (Duo : S, A ) 

Wenn Sorgen auf mich dringen,
Will ich in Freudigkeit
Zu meinem Jesu singen.
   Mein Kreuz hilft Jesus tragen,
   Drum will ich gläubig sagen:
   Es dient zum besten allezeit.

     Quand les soucis me pressent,
     Je veux, tout à ma joie,
     Chanter Jésus sans cesse.
        Il prend ma croix, il m’aime,
        Je peux dire en moi-même :
        A mon bien tout concourt pour moi.   

          6.  CHORAL

Erhalt mein Herz im Glauben rein,
So leb und sterb ich dir allein.
Jesu, mein Trost, hör mein Begier,
O mein Heiland, wär ich bei dir.  

    Maintiens mon cœur dans la vraie foi,
    Je veux vivre et mourir en toi.
    Jésus, ma paix et mon plaisir,
    D’aller vers toi est mon désir.

                             Texte allemand :
                             Trad. Française : Yves Kéler, Allevard, 4.7.2008 

 

 

 

Qui Suis-je?

 

Pasteur retraité de l'Eglise luthérienne de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine.

 

 

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