« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

 

LITT KZRavensbrück 123 norvégien  UNE ARMEE SE TIENT EN VETEMENTS DE PRISONNIERS Die Armee steht in Gefangenenkleidern

 

 

UNE ARMEE SE TIENT EN VETEMENTS DE PRISONNIERS

Die Armee steht in Gefangenenkleidern

 

Grini – Grini

Anneliese Urbye
1942-44

norvégien

 

 

 

1. Une armée se tient en vêtements de prisonniers

    Ici sur Grini

    Et les pieds vont au pas des esclaves,

    Ici sur Grini.

    Mais jamais je n’ai vu d’armée plus libre,

    Qui allait plus droit et moins courbée

    Que sur Grini.

   

2. Car ce qui les a tous amenés ici,

    Ici à Grini,

    C’était la volonté de rendre la Norvège à nouveau libre,

    Sans Grini,

    Et quoique le combat seul les ait conduits derrière les grilles,

    Le meilleur mur de défense de la Norvège

    Fut érigé ici sur Grini.

 

3. Demandes-tu néanmoins d’où ils venaient

    A Grini,

    Ils répondent volontiers, fiers,

    Sur Grini :

    Chaque ville et chaque commune de toute la Norvège sont représentées

    Ici sur Grini.

   

4. Et ce que nous étions auparavant,

    Avant de venir sur notre Grini,

    Cela se montre à peine dans la tenue des prisonniers,

    Ici sur Grini.

    A la fin la charrette noire apporta tout de même (civière ?)

    Un préfet de police et un communiste,

    Ici à Grini.

 

5. Maintenant on pousse la même charrette

    Ici sur Grini,

    Et se dispute pour les normes comme jamais avant,

    Avant Grini,

    Et on tient ensemble contre ceux qui sont venus *

    Et qui aimeraient faire de toute la Norvège

    Un unique Grini.

 

6. Et cette union nous donne la foi,

    Ici sur Grini,

    Que quelque chose de plus que des barbelés

    Et la résistance peut grandir  

    De Grini,

    Cat cette communion nous ouvre le chemin

    Vers la marche triomphale à travers forêts et plaines

    D’ici, de Grini.  

 

Texte de la traduction allemande

 

1. Die Armee steht in Gefangenenkleidern

hier auf Grini.

Und die Füße marschieren Sklaventakt

Hier auf Grini.

Aber niemals sah ich eine freiere Armee,

die aufrechter und weniger gebeugt ging,

als auf Grini.

 

2. Denn das, was sie alle hergeführt hat,

hierher nach Grini,

war der Wille, Norwegen wieder frei zu machen,

ohne Grini,

und obwohl der Kampf sie allein hinter Gitter brachte,

wurde die beste Verteidigungsmauer Norwegens

hier auf Grini errichtet.

 

3. Fragst du jedoch, woher sie kamen

Nach Grini,

so antworten sie alle stolz und gern

hier auf Grini:

Jede Stadt und jede Gemeinde aus ganz Norwegen ist vertreten

hier auf Grini.

Und Was wir früher waren, ehe wir

auf unser Grini kamen,

das zeigt sich kaum in der Häftlingskleidung

hier auf Grini.

Am Ende jedoch brachte die schwarze Bahre

einen Polizeipräfekten und einen Kommunisten

hierher nach Grini.

 

4. Nun schiebt man denselben Karren

hier auf Grini,

und streitet sich über die Normen wie nie zuvor,

vor Grini,

hält jedoch zusammen gegen die, welche gekommen sind,

und die am liebsten aus ganz Norwegen

ein einziges Grini machten.

 

5. Und dieser Zusammenhalt gibt uns den Glauben,

hier auf Grini,

dass mehr als nur Stacheldraht

und Trotz erwachsen kann

aus Grini,

denn diese Gemeinschaft bricht uns den Weg

zum Triumphzug durch Wälder und Ebenen

hier aus Grini.

 

         Texte        En hoer tar opstilt in fangedrakt

                          (Ein Heer ist aufgestellt in Gefangenentracht)

                          auteur : Annalise Urbye 1942/44 norvégien

                          traduction de : anonyme , p. 123

 

                      1. dans Europa im Kampf 1939-1944

                          Internationale Poesie aus dem

                          Frauenkonzentrationslager Ravensbrück, p.

                          Constanze Jeiser – Jakob David Pampuch éditeur

                          Metropol Verlag 2005 Berlin

 

                      2. dans Europa v boij, 1939-1944

                          contient les textes du 1er livre en langue originale

                          Metropol Verlag 2005 et 2009, Berlin

                          original :  En hoer tar opstilt in fangedrakt, p. 71

                          fr. : Yves Kéler Bischwiller

 

         Mélodie :    aucune indication  

 

 

Le texte

         Le camp de Grini était installé sur la commune de Baerum, au Sud-Ouest d’Oslo.

         Le mot norvégien « hoer » dans l’incipit du chant « En hoer tar opstilt in fangedrakt – Ein Heer ist aufgestellt in Gefangenentracht - Une troupe est debout en habits de prisonniers », désigne la même chose que l’allemand « Heer – Troupe, foule. » Il ne s’agit pas de « l’armée régulière », mais « d’une troupe, d’une foule » de prisonniers. Ce qui me fait dire que la traduction allemande est erronée. Il ne faut pas dire « Die Armee – L’armée », qui fait penser à l’armée régulière, mais « Eine Armee – Une armée », au sens figuré de « foule. »

         La désignation du lieu n’est pas claire. Le texte dit sans cesse « auf Grini – Sur Grini », comme si le camp était situé « sur » une île, par exemple. Il faudrait normalement « in Grini – A Grini », puisqu’on désigne un lieu géographique sur la terre ferme. 

    On relève 472 camps en Norvège. Ci-dessous, un article de WIKIPEDIA sur Grini.  

       

Citation de WIKIPEDIA :

Grini était un camp de concentration nazi situé à la périphérie d'Oslo, en Norvège, sur le territoire de la Municipalité deBaerum.

Construit originellement pour être une prison pour femme, en 1939, il est transformé en camp de concentration dès le 2 mai 1941. Il accueille en premier lieu des prisonniers politiques norvégiens.

Environ 20 000 prisonniers sont passés par Grini jusqu'en 1945, et la population maximale du camp a été de 5 000 personnes. Le nombre total de morts est inconnu, mais il est avéré que tant la police que la Gestapo y ont exercé la torture et qu'il y a eu au moins huit exécutions. Elles se sont déroulées dans la citadelle d'Akershus.

Le camp de concentration de Grini comprenait plusieurs sous-camps de travail où les prisonniers étaient réduits en esclavage. Ces camps étaient situés à Orkdal, Kvænangen etBardufoss.

Après la guerre, le camp est renommé Ilebu et est utilisé pour interner les traîtres norvégiens. Il est fermé en 1950, mais la prison ouvre à nouveau en 1952 pour les criminels ayant de longues peines. (fin de citation)

 

 

 

 

Visiteurs en ligne

105656
Aujourd'huiAujourd'hui297
HierHier436
Cette semaineCette semaine2120
Ce moisCe mois6761
Tous les joursTous les jours1056566
Template by JoomlaShine