« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
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*1939 - † 2018

LITT KZRav 060 LA-BAS, BIEN LOIN DU PAYS, LE TEMPS PASSE LENTEMENT Dort unten, weit von der Heimat, vergeht die Zeit langsam

 

KZ Ravensbrück, français, 1943

 

 

LA-BAS, BIEN LOIN DU PAYS, LE TEMPS PASSE LENTEMENT Dort unten, weit von der Heimat, vergeht die Zeit langsam

 

Compagnons – Gefähreten

 

François Llenas, en France, 1943-44, français

 

 

 

 

Texte original français

 

Là-bas, bien loin du pays,

le temps passe lentement.

Combien sont longues les nuits

Dans la tristesse du camp !

Compagnons, dormez-vous ?

Le repos descend sur la terre.     6

 

La nuit claire nous éclaire,

Compagnons, à qui rêvez-vous ?

Nous rêvons aux yeux doux de l’amie

Qui nous est chère,

A nos frères, aux vieux pères :

Compagnons, nous rêvons de chez nous, 6

 

Compagnons, pensez-vous aux plaisirs

Des jours de fête, aux chanteuses des guinguettes ?

Compagnons, les entendez-vous ?

On entend un bruit sourd

Qui s’étend sur la grande route,

On écoute, plus de doute !

Compagnons, c’est le chant du retour !

 

Compagnons, levez-vous,

C’est la fin de nos misères,

Les barrières nous libèrent,

Compagnons, nous rentrons chez nous,

Compagnons, de revoir nos bergères,

Tous nos frères, les vieux pères,

Compagnons, la France est devant nous !

 

Traduction allemande

 

Dort unten, weit von der Heimat,

vergeht die Zeit langsam.

Wie lang sind die Nächte

In der Traurigkeit des Lagers!

Schlaft ihr Kameraden?

Die Stille senkt sich auf die Erde,

 

die helle Nacht leuchtet uns,

woran denkt ihr Kameraden?

Wir träumen von den sanften Augen der

Freundin, die uns lieb ist,

von unseren Brüdern, den alten Vätern:

Kameraden, wir träumen von daheim,

 

Kameraden, denkt ihr an die Vergnügungen

der Festtage, die Quintettsängerinnen,


hört ihr sie, Kameraden?

Wir hören einen dumpfen Lärm,

der sich auf der großen Straße ausbreitet.

Wir hören es gibt keinen Zweifel mehr,

das Lied der Heimkehr, Kameraden.

 

Erhebt euch, Kameraden,

das ist das Ende unserer Leiden,

die Barrieren geben uns frei.

Kameraden wir kehren nach Hause zurück,

Kameraden, um unsere Frauen wieder zu sehen,

alle unsere Brüder, die alten Väter,

Kameraden, Frankreich liegt vor uns!

 

 

         Texte        Là-bas, bien loin du pays le temps passe lentement.

                          auteur : François Llenas, 1943-44, français

                          traduction allemande de Elfriede Czurda, p. 60

           

                      1. dans Europa im Kampf 1939-1944

                          Internationale Poesie aus dem

                          Frauenkonzentrationslager Ravensbrück, p. 60

                          Constanze Jeiser – Jakob David Pampuch éditeur

                          Metropol Verlag 2005 Berlin

 

                      2. dans Europa v boij, 1939-1944

                          contient les textes du 1er livre en langue originale

                          Metropol Verlag 2005 et 2009, Berlin

                          original : Là-bas, bien loin du pays le temps passe lentement, p. 25

 

         Mélodie : Là-bas, bien loin du pays le temps passe lentement.

                         Guy Lafarge 1943-44

 

 

Le texte

 

        François Llenas (1915-1970) est un auteur-compositeur français. Il a travaillé avec plusieurs artistes, commeDalida, Mort Shuman, Cécile Devile, Maya Casabianca

         Ce poème semble avoir été bien connu en France dans les années quarante, le texte étant de François Llenas et la mélodie de Guy Lafarge. Ce chant a donc été composé en France et importé dans les camps par des prisonniers qui le connaissaient. Le contenu fait allusion au travail obligatoire en Allemagne. Chanté dans le camp de concentration, il devient un chant sur le retour juré en France. (d’après op. cit. p. 61)

  La traductrice traduit étonnamment « les chansonnettes des guinguettes » par « die Quintettsängerinnen », ce qui n’a pas de rapport. Il faut traduire par « die Schlager der Schenken. » Il semble que la traductrice n’a pas compris l’expression et ne connaît pas les guinguettes à la française.

 
     

        

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