« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

NOËL

            MARIE, PAR UN BOIS EPINEUX to
            Maria durch en Dornwald ging

  Mélodie : Vom Himmel hoch da komm ich her

                     3 strophes classiques

1. Marie, par un bois épineux,
    Kyrie eleis
    Passa sur le chemin pierreux.
    Rien en sept ans n’y a fleuri,
    Depuis sept ans rien n’a fleuri.
    Le Fils de Marie !

2. Que portait-elle sous son cœur ?
    Kyrie eleis
    Un bel enfant, un grand Seigneur.
    Marie portait là sous son cœur
    Un doux enfant, le saint Sauveur.
    Le Fils de Marie !

3. Alors les roses ont poussé,
    Kyrie eleis
    Par là, quand le Fils a passé.
    L’épine en fleurs a bourgeonné,
    Quand le Messie passa, porté.
    Le Fils de Marie !

Strophes postérieures, à visée catéchétique

4. Comment s’appellera l’enfant ?
    - Jésus, le Christ du Dieu vivant
    Dès le début et maintenant :
    Ainsi s’appellera l’enfant.

5. Et qui baptisera l’enfant ?
    - C’est le Baptiste appelé Jean,
    Lorsque Jésus aura trente ans,
    Lui, Jean, baptisera l’enfant
 
6. Recevra-t-il un beau cadeau ?
    - La terre et le monde nouveau,
    Donnés à cet enfant si beau,
    Voilà ce que sont ses cadeaux.

7. Qui sauvera le monde entier ?
    - L’enfant mort et ressuscité.
    A lui le jugement dernier :
    Il veut sauver le monde entier
   
   
         Texte        Maria durch ein Dornwald ging
                          Str. 1-3 19e Siècle
                          (source au 16e  S. ?  aucune preuve)
                          du pèlerinage catholique de Eichsfeld en Thüringe,
                          se répandit dans l’évêché de Paderborn
                          str. 4-7 : fin du 19e S. ?
                          composition à visée catéchétique,
                          avec questions et réponses
                          fr. : Yves Kéler 9.2.2012

   
         Mélodie   Maria durch en Dornwald ging
                         19e Siècle
                          source plus ancienne ?
                          Die schönsten Weihnachtslieder
                          Wilhelm Cleff,
                          Voggenreiter Verlag, Bobb-Bad Godesberg 1984

             ou        Vom Himmel hoch da komm ich her
                         (en elevant le Kyrieleison et le refrain final
                          Matin Luther, 1535
                          EKG 16, RA 40, EG 24
                          fr: : Dieu le tout-puissant Créateur
                                 LP 92
                                 O Dieu, tout-puissant créateur
                                 NCTC 180, ARC 358, ALL 32/05


Texte original actuellement reçu

Maria durch ein Dornwald ging,
 Kyrie-eleis
 Maria durch ein Dornwald ging,
 der hat in sieb´n Jahr kein Laub getragen.
 Jesus und Maria
 
Was trug Maria unterm Herzen?
 Kyrie-eleis
 Ein kleines Kindlein ohne Schmerzen,
 das trug Maria unter ihrem Herzen.
 Jesus und Maria.
 
Da hab´n die Dornen Rosen getragen,
 Kyrie-eleis
 als das Kindlein durch den Wald getragen,
 da hab´n die Dornen Rosen getragen.
 Jesus und Maria


Le texte

        A l’origine, c’est un chant marial de pèlerinage, apparu au pèlerinage catholique d’Eichsfeld en Thuringe, vers le milieu du 19e Siècle, et qui s’est répandu dans le diocèse de Paderborn. Il a trois strophes, qui racontent le voyage de Marie, enceinte de Jésus, chez Elisabeth selon Luc 1/39-45.

Le bois stérile : le figuier stérile

Un motif légendaire, lointainement inspiré du figuier stérile de Matthieu 21/18-22, devant lequel passe Jésus, celui du bois épineux sans fleurs, est le cadre du récit. Ce motif fait l’intérêt du chant par son côté évocateur.

        Le bois n’a pas fleuri depuis sept ans. Sept est un chiffre de Dieu. Le bois est stérile parce que Dieu l’a décidé. Voir I Rois 17/1, où Elie dit au roi Achab : « L’Eternel est vivant, le Dieu d’Israël, dont je suis le serviteur ! Il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole. » La sécheresse dura trois ans, aussi un chiffre de Dieu, exprimant sa puissance. Au bout de sept ans de stérilité, Dieu envoie son Fils. Là où il passe dans le ventre de sa mère, le bois refleurit.

        La parabole du figuier stérile de Luc 13/6-9 est probablement une autre source. Le maître dit : « Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à cet arbre et je n’en trouve pas. » Et le jardinier demande un sursis d’un an. On retrouve le nombre trois, et l’espoir qu’un miracle pourrait se produire.

        Dans Matthieu 21/18-22, le Christ passe devant le figuier, mais c’est pour le jugement et non pour la vie nouvelle. Les deux motifs sont parallèles en même temps que contraires : le passage du Christ devant le bois donne la vie où il n’y en a pas, son passage devant le figuier donne la mort, là où la vie est refusée.

       Le motif des arbres qui s’inclinent au passage du Christ et de Marie lors de la fuite en Egypte, qu’on trouve dans les Apocryphes, a probablement aussi joué un rôle. Un exemple est donné par l’Evangile du Pseudo-Matthieu, texte latin qu’on date du 8e – 9e Siècles. Il est très connu parce qu’il contient la première évocation du bœuf et de l’âne de part et d’autre de la crèche, nommément justifiée par Esaïe 1/3 et Habacuc 3/2 Texte des LXX (Ch. 14). Au ch.20, il est raconté que Joseph met Marie à l’ombre d’un palmier : « Quand la bienheureuse Marie se fut assise, elle regarda vers la couronne de palmes et vit qu’elle pendait pleine de fruits », inaccessibles. « Alors l’enfant Jésus, qui était assez la mine réjouie dans le sein de sa mère, dit au palmier : Penche, arbre, tes branches et de tes fruits rafraîchis ma mère. Et immédiatement le palmier, à cet appel,  abaissa sa pointe jusqu’aux pieds de la bienheureuse Marie, et ils cueillirent de ses fruits, dont ils se délectèrent. »

        Le point commun de ces images et récits est le Christ cosmique, qui fait réagir la nature à son passage, et qui appelle les croyants à changer à leur tour. Dans les récits légendaires du Pseudo-Matthieu et du chant « Marie, par un bois épineux », la Vierge Marie, ‘ « théotokos-mère de Dieu » et trône du Fils sur le terre, devient la porteuse du Christ. De ce fait, c’est son passage à elle qui met les arbres en mouvement.
      
Le chant de Noël

        En quittant le pèlerinage d’Eisfeld pour se diffusder ailleurs, le chant fut repris par les mouvements de jeunesse chrétiens, et publié dans des recueils de ces mouvements : le Jungenheimer Liederblatt en 1912, le Spielmann, édité en 1914 par Klemens Neumann, cofondateur du mouvement catholique Quickborn, et dans le Zupfgeigenhansel. C’est dans ces livres que le chant est placé dans le temps de l’Avent et de Noël.

        La dépendance du récit de la Visitation de Luc 1/39-45 l’a fait mettre dans le temps de Noël, dominé par l’évangile de Luc.

        (Renseignements pris partiellement de l’article de WIKIPEDIA ci-dessous)                            


Maria durch ein Dornwald ging

Maria durch ein’ Dornwald ging ist ein deutschsprachiges Weihnachtslied.
 
Inhaltsverzeichnis
  [Verbergen]  1 Geschichte
 2 Inhalt
 3 Text der heute üblichen dreistrophigen Fassung
 4 Text der siebenstrophigen Fassung von 1850
 5 Literatur
 6 Weblinks
 7 Audiolinks
 
Geschichte [Bearbeiten]

 
Vom Ursprung her ist es kein Weihnachts- sondern ein entstandenes Wallfahrtslied, welches sich zunächst mündlich im 19. Jahrhundert vom katholischen Eichsfeld in Thüringen ausgehend im Bistum Paderborn verbreitete.
 
Die älteste bekannte gedruckte Fassung mit sieben Strophen findet 1850 sich in der Sammlung geistlicher Lieder von August von Haxthausen und Dietrich Bocholtz-Asseburg; die tatsächliche Entstehungszeit des Liedes ist unklar, eine gelegentliche Datierung auf das 16. Jahrhundert lässt sich zumindest nicht belegen.
 
Es sind die Liederbücher der Jugendbewegung zu Beginn des 20. Jahrhunderts, die dem Lied Popularität verschaffen, andererseits auch seinen Wandel vom Wallfahrts- zum (vermeintlich volkstümlichen) Weihnachtslied bewirken: 1912 erscheint das Lied in der heute bekannten dreistrophigen Fassung zunächst im Jugenheimer Liederblatt; 1914 findet es Aufnahme in das von Klemens Neumann, dem Mitbegründer der katholischen Quickborn-Jugendbewegung, herausgegebene Liederbuch Der Spielmann und in den Zupfgeigenhansl.
 
Inhalt [Bearbeiten]
 
Die ersten drei Strophen von der Wanderung Marias mit dem Kind unter ihrem Herzen beziehen sich auf die Erzählung von der Reise Marias zu Elisabeth aus dem Lukasevangelium. Sie ist ausgeschmückt mit dem Legendenmotiv vom abgestorbenen Dornwald, Sinnbild der Unfruchtbarkeit und des Todes, der beim Vorübergang Marias mit dem göttlichen Kind zu blühen beginnt. Die weiteren Strophen umkreisen in katechetischer Frage- und Antwortform das Geheimnis des Messiaskindes.
 

Text der heute üblichen dreistrophigen Fassung [Bearbeiten]

 

Maria durch ein Dornwald ging,
 Kyrie-eleis
 Maria durch ein Dornwald ging,
 der hat in sieb´n Jahr kein Laub getragen.
 Jesus und Maria
 
Was trug Maria unterm Herzen?
 Kyrie-eleis
 Ein kleines Kindlein ohne Schmerzen,
 das trug Maria unter ihrem Herzen.
 Jesus und Maria.
 
Da hab´n die Dornen Rosen getragen,
 Kyrie-eleis
 als das Kindlein durch den Wald getragen,
 da hab´n die Dornen Rosen getragen.
 Jesus und Maria
 


Text der siebenstrophigen Fassung von 1850 [Bearbeiten]

 
Maria durch ´nen Dornwald ging.
 Kyrieleison.
 Maria durch ´nen Dornwald ging,
 Der hat sieben Jahre kein Laub getragen!
 Jesus und Maria!
 
Was trug Maria unter ihrem Herzen?
 Kyrieleison.
 Ein kleines Kindlein ohne Schmerzen,
 Das trug Maria unter ihrem Herzen!
 Jesus und Maria!
 
Da hab'n die Dornen Rosen getragen,
 Kyrieleison.
 Als das Kindlein durch den Wald getragen!
 Da haben die Dornen Rosen getragen!
 Jesus und Maria!
 
Wie soll dem Kind sein Name sein?
 Kyrieleison.
 Der Name, der soll Christus sein,
 Das war vom Anfang der Name sein !
 Jesus und Maria!
 
Wer soll dem Kind sein Täufer sein?
 Kyrieleison.
 Das soll der Sanct Johannis sein,
 Der soll dem Kind sein Täufer sein !
 Jesus und Maria!
 
Was kriegt das Kind zum Pathengeld?
 Kyrieleison.
 Den Himmel und die ganze Welt,
 Die kriegt das Kind zum Pathengeld.
 Jesus und Maria!
 
Wer hat erlös’t die Welt allein?
 Kyrieleison.
 Das hat gethan das Christkindlein,
 Das hat erlös’t die Welt allein! -
 Jesus und Maria!
 
Literatur [Bearbeiten]

 „Geistliche Volkslieder mit ihren ursprünglichen Weisen gesammelt aus mündlicher Tradition und seltenen alten Gesangbüchern.“ Hrsg. von August von Haxthausen und Dietrich Bocholtz-Asseburg, Paderborn 1850, S. 164f.
 „Der Zupfgeigenhansel.“ Hrsg. von Hans Breuer unter Mitwirkung vieler Wandervögel; Leipzig, Hofmeister 1915.
 „Der Spielmann. Liederbuch für Jugend und Volk.“ Hrsg. von Klemens Neumann; Burg Rothenfeld, Quickborn, 1914. (Spätere Auflagen im Matthias-Grünewald-Verlag, Mainz)
 „Eigentlich ein Lied aus der Wandervogelbewegung“ Von Hermann Kurzke und Christiane Schäfer, FAZ Nr. 298, S. 6 vom 22. Dezember 2011
 
Weblinks [Bearbeiten]

 Eckhard John: Maria durch ein’ Dornwald ging (2002). In: Populäre und traditionelle Lieder. Historisch-kritisches Liederlexikon des Deutschen Volksliedarchivs
 
Audiolinks [Bearbeiten]

 Maria durch ein Dornwald ging
 Maria durch ein Dornwald ging
 

Kategorie: Weihnachtslied

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