« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

 

 
NOËL
SUIvRE JESUS-CHRIST
  

                 ALLONS TOUS JUSQU'A LA CRECHE tt
                          Lasset uns zur Krippe gehen,
                          Drin das Jesuskindlein ruht
   


        Mélodie : strophes de 4 vers : Zions Stille soll sch breiten
                     strophes de 8 vers : O du Liebe meiner Liebe


Forme A.  avec la mélodie  Zions Stille soll sich breiten


1. Allons tous jusqu’à la crèche, 
    Où l’enfant Jésus est né,
    Couché sur une herbe sèche,
    Le miracle dévoilé.

2. Rendons à l’enfant l’hommage
    Dû à un Dieu si puissant ;
    Bienvenue au roi des anges
    Qui l’ont loué dans les champs.

3. Doux Jésus, tu nous apportes
    Ce qui manque à des pécheurs.
    Tu détruis nos œuvres mortes,
    Tu délivres notre cœur.

4. Tu nous donnes vie nouvelle,
    Plénitude et vérité,
    Le bonheur, la vie réelle
    Que tu peux seul nous donner.

5. Ne devrais-je pas t’entendre,
    Toi qui m’as autant aimé,
    Ou ne pas vouloir répondre
    A ta grâce déclarée ?

6. Non, ô non, ma vie terrestre,
    Je veux te la consacrer ;
    Mon désir, mon divin Maître,
    Est de me mettre à tes pieds ;

7. Avec toi marcher la route,
    Ne regardant plus qu’à toi,
    Avec toi fuir vers l’Egypte,
    Monter au Temple avec toi ;

8. Traverser des lieux sauvages
    Par le sable et les cailloux,
    Au combat où je m’engage
    Suivre tes pas jusqu’au bout ;

9. Avec toi pleurer des larmes,
    Gémir à Gethsémané,
    Du tombeau sortir en armes,
    Au ciel avec toi monter !

10. Rendre gloire à la puissance
      De ton Père dans les cieux,
      Le louer pour ta naissance
      Dans ce simple et pauvre lieu.
   
   
         Texte        Lasset uns zur Krippe gehen
                          Luise Hensel, Paderborn 1879
                          Fr. : Yves Kéler 14.9.2013 Bischwiller

         Mélodie    Zions Stille soll sich breiten
                           = Ringe recht, wenn Gottes Gnade
                           Herrnhut Brüdergemeinde 1740,
                           Amsterdam 1742,
                           RA 213,EKG 460, EG 575



Forme B. Avec la mélodie  O du Liebe meiner Liebe


1. Allons tous jusqu’à la crèche, 
    Où l’enfant Jésus est né,
    Couché sur une herbe sèche,
    Le miracle dévoilé.
    Rendons à l’enfant l’hommage
    Dû à un Dieu si puissant ;
    Bienvenue au roi des anges
    Qui l’ont loué dans les champs.

2. Doux Jésus, tu nous apportes
    Ce qui manque à des pécheurs.
    Tu détruis nos œuvres mortes,
    Tu délivres notre cœur.
    Tu nous donnes vie nouvelle,
    Plénitude et vérité,
    Le bonheur, la vie réelle
    Que tu peux seul nous donner.

3. Ne devrais-je pas t’entendre,
    Toi qui m’as autant aimé,
    Ou ne pas vouloir répondre
    A ta grâce déclarée ?
    Non, ô non, ma vie terrestre,
    Je veux te la consacrer ;
    Mon désir, mon divin Maître,
    Est de me mettre à tes pieds ;

4. Avec toi marcher la route,
    Ne regardant plus qu’à toi,
    Avec toi fuir vers l’Egypte,
    Monter au Temple avec toi ;
    Traverser des lieux sauvages
    Par le sable et les cailloux,
    Au combat où je m’engage
    Suivre tes pas jusqu’au bout ;

5. Avec toi pleurer des larmes,
    Gémir à Gethsémané,
    Du tombeau sortir en armes,
    Au ciel avec toi monter !
    Rendre gloire à la puissance
    De ton Père dans les cieux,
    Le louer pour ta naissance
    Dans ce simple et pauvre lieu.
   

         Mélodie :  O du Liebe meiner Liebe
                           = Herz und Herz vereint zusammen
                           = Bei dir, Jesu, will ich bleiben
                          17e S., Bamberg 1732, Herrnhaag 1735
                          RA 361, EG 251
                           fr. : O Jésus, tu nous appelles
                                  LP 338, NCTC 243, ARC 528, ALL 36/08


Le texte
 
Extrait de WIKIPEDIA, Luise Hensel

        Ce poème est de Luise Hensel, née le 30 mars 1798 à Linum, aujourd'hui dans la commune de Fehrbellin (Allemagne) dans le Land du Brandebourg, morte le 18 décembre 1876 à Paderborn), une poétesse allemande d'inspiration religieuse catholique.

        Luise Maria Hensel est la fille d'un pasteur, elle est la sœur du peintre Wilhelm Hensel qui épousera Fanny Mendelssohn, la sœur du compositeur Felix Mendelssohn. Après la mort de son père, elle suit sa mère à Berlin. À l'âge de 14 ans, elle conclut "un pacte secret avec Dieu" après en avoir ressenti le besoin et réfléchi à une vérité. Elle se convertit le 7 décembre 1818, à 20 ans, à la religion catholique auprès du prévôt Johannes Ambrosius Taube.
 
        Le poète romantique Clemens Brentano et le compositeur Ludwig Berger sont amoureux d'elle en même temps. Mais elle demeure fidèle à la religion, même si elle fait attention au changement de Brentano qui lui a écrit une vingtaine de chansons. Wilhelm Müller devient aussi amoureux. Les poèmes sur cet amour non réciproque inspireront à Franz Schubert deux cycles, Die schöne Müllerin et Winterreise. (fin de citation.)  
   
Le texte du poème
 
        Le texte du poème n’est pas un chant, mais une méditation sur la naissance du Christ et sur la nécessité de le suivre. Il est disposé en 9 strophes de 4 vers, comme dans la forme A. mélodie : Zions Stille soll sich breiten. La strophe 10 est de moi, pour ajouter une louange finale et surtout pour compléter la forme B. avec la mélodie O du Liebe meiner Liebe, à laquelle il manquait un quatrain.

        Il s’agit d’une réflexion personnelle, mais celle-ci peut être étendue à la communauté, comme chant après la prédication. La 1ère strophe invite à entrer dans l’étable, à voir l’enfant Jésus et à lui rendre hommage. La 2e strophe expose l’œuvre de salut du Christ. A partie de la 3e strophe, c’est la consécration au Christ, puis la suite de celui-ci, avec des images rares : le suivre en Egypte, ce qui vise le 2e dimanche après Noël consacré à ce thème, sous le titre « Le Fils de Dieu. » La seconde image est « Mit dir in den Tempel gehn – Monter avec toi au Temple » : s’agit-il de 1° la Présentation du Christ au Temple, 2° Jésus au Temple à 12 ans, 3° ou déjà du ministère public du Christ ? Je pencherais pour 2° Jésus au Temple à 12ans, cet évangile étant aussi celui du 2e dimanche après Noël. Le ministère du Christ semble commencer à la strophe 8, avec la traversée des déserts et le combat spirituel de qui suit le Christ.

        La strophe 9 poursuit « Mit dir weinen, mit dir flehen – pleurer avec toi, implorer avec toi » et vise certainement les larmes du Christ au tombeau de Lazare, puis son imploration à Gethsémané. Enfin vient la résurrection et l’Ascension, dans laquelle je monte avec Christ au ciel.

        Le texte suit donc toute la vie terrestre du Christ, que le fidèle suit de sa naissance à son Ascension glorieuse.
   
La mélodie
 
        Je propose deux mélodies, l’une pour le texte dans son découpage initial : Zions Stille soll sich breiten, qui est une mélodie retenue et qui reflète la mystique flamande. La musique vient d’un air de carillon d’Amsterdam. L’autre mélodie, pour la forme en strophes de 8 vers, serait « O du Liebe meiner Liebe », datée de 1700, employée par Zinzendorf en 1725 pour son chant « Herz und Herz vereint zusammen », original de « O Jésus, tu nous appelles. » Ici c’est la mystique des frères moraves. Ces deux mélodies me paraissent appropriées pour soutenir le texte de Luise Hensel, elle-même une personne mystique.


Texte original
 
Gruß dem Kindlein
 
1. Lasset uns zur Krippe gehen,
 Drin das Jesuskindlein ruht.
 Laßt uns froh das Wunder sehen,
 Das der Herr uns Menschen thut.
 
2. Lasset uns das Kindlein grüßen:
 Zartes Kind! Gewalt'ger Held!
 Sieh, wie unsre Thränen fließen -
Sei willkommen auf der Welt!
 
3. O, Du trägst in Deinen Händen
 Alles, was uns Armen fehlt,
 Und Du wirst die Knechtschaft enden,
 Die seit Adam uns gequält.
 
4. Ja, Du willst uns ew'ges Leben,
 Sel'ge Füll' und Herrlichkeit,
 Ew'gen Frieden willst Du geben,
 Rufst uns All' zur Seligkeit.
 
5. Und wir sollten Dich nicht hören,
 Dich, Der uns so innig liebt?
 Sollten selbst der Gnade wehren,
 Die uns Dein Erbarmen giebt?
 
6. Nein, o nein! mein Erdenleben
 Will ich Dir zum Opfer weihn.
 All mein Denken, all mein Streben
 Soll zu Deiner Ehre sein.
 
7. Immer will ich mit Dir ziehen,
 Will allein auf Dich nur sehn,
 Mit Dir nach Aegypten fliehen,
 Mit Dir in den Tempel gehn.
 
8. Mit Dir in der Wildniß wandeln,
 Willig gehn durch Kies und Sand,
 Mit Dir kämpfen, leiden, handeln,
 Mit Dir ziehn durch Stadt und Land.
 
9. Mit Dir weinen, mit Dir flehen,
 Treu Dir sein in Noth und Tod,
 Mit Dir selig auferstehen,
 Mit Dir schweben auf zu Gott.
 
Berlin, 1818.
 
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