« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

 

LITT E 1914-18ss SUR LA PLACE LA-BAS, UN GRENADIER
GUERRE DE 14-18 ? (plus ancien, avant 1905)


     
     SUR LA PLACE LA-BAS, UN GRENADIER
          Ein Grenadier auf dem Dorfplatz stand

                Heinrich Dorgeel, avant 1904

 

 

1. Là-bas sur la place, un grenadier,

    Une fille à côté.

    Il pose son arme à son pied,

    Parle à la fille effrayée

    Qui s’appuie contre lui en pleurant.

    Le visage penché.

    La douleur du départ se ressent.

    Il dit pour l’apaiser :    (8e vers)

    Refrain

    « Ma belle, reste-moi,

    Mon cœur est à toi !

    Il y aura la paix :

    Je te reviendrai

    A Stolzenfels au Rhin. (13e  vers)

 

2. Du village sort la compagnie,

    Le drapeau flotte haut.

    Les enfants l’accompagnent, crient :

    « La guerre est pour bientôt ! »

    Se retournant, le grenadier

    Regarde son amour,

    Envoie ses baisers à l’aimée

    Et lui dit du regard :    (8e vers)

    Refrain

    « Ma belle, reste-moi,

    Mon cœur est à toi !

    Il y aura la paix :

    Je te reviendrai

    A Stolzenfels au Rhin. (13e vers)

 

3. Sur le front silencieux, dans la nuit,

    Meurt un héros allemand

    Pour le roi et pour Dieu,

    Pour l’armée, acceptant

    De quitter ces bas-lieux.

    Au camarade agenouillé,

    Il adresse un regard brisé :  (7e vers)

    Finale

    « Au pays, quand vous rentrerez,

    Tu iras voir ma bien-aimée.

    Donne-lui cet anneau et dis-lui :

    Fidèle je suis mort,

    A elle, encor.

    C’est fini pour moi,

    Je ne reviens pas

    à Stolzenfels au Rhin    (15e vers)

 

 

1. Ein Grenadier auf dem Dorfplatz stand

ein Mädchen ihm zur Seit´;

er legt die Waffen aus der Hand

spricht Trost ihr zu im Leid.

Sie sinkt ihm weinend an die Brust,


beugt traurig das Gesicht

der Trennungsschmerz wird ihm bewußt

als er jetzt zu ihr spricht    (8. Vers)

Kehrvers

O Mädchen, bleibe mein!

dies Herz, es ist nur dein.

Ist der Friede da,

dann bleib ich ja,

in Stolzenfels am Rhein    (13. Vers)

2. Zum Dorf hinaus zieht die Kompanie,

die Fahne lustig weht.

Die Kinderschar, die begleitet sie, 


und jauchzt, daß es zum Kriege geht.

Noch einmal schaut der Grenadier

nach seinem Lieb zurück,

und tausend Grüße schickt er ihr.
Was sagt sein letzter Blick ? (8. Vers)

Kehrvers

O Mädchen bleibe mein

dies Herz, es ist nur dein

Ist der Friede da

dann bleib ich ja

in Stolzenfels am Rhein.  (13.Vers)

3.Auf dem Feld der Schlacht, in stiller Nacht

liegt sterbend ein deutscher Held

Für des Königs Ehr

und des Landes Wehr
verläßt er ja gern die Welt.

Zum Kameraden, der bei ihm knieterhebt er den brechenden Blick (7. Vers)

 

Endteil

und sagt: "Wenn ihr wieder heimwärts zieht

dann suche du auf mein Lieb

Gib ihr diesen Ring zurück

und sag ihr, daß ich treu,

ihr treu gestorben sei

Es sollt´ nicht sein

ich kehr nicht heim

nach Stolzenfels am Rhein      (15. Vers)

 

 

 

 

1. Sur la place là-bas , un grenadier,

    Une fille à côté.

    Il pose son arme à son pied,

    Parle à la fille éplorée

    Qui s’appuie contre lui en pleurant.

    Le visage penché.

    La douleur du départ se ressent.

    Il dit pour l’apaiser :    (8e vers)

    Refrain

    « Ma belle, reste-moi,

    Mon cœur est à toi !

    Il y aura la paix :

    Je te reviendrai

    A Stolzenfels au Rhin. (13e  vers)

 

2. Du village sort la compagnie,

    Le drapeau flotte haut.

    Les enfants l’accompagnent, crient :

    « La guerre est pour bientôt ! »

    Se retournant, le grenadier

    Regarde son amour,

    Envoie ses baisers à l’aimée

    Et lui dit du regard :    (8e vers)

    Refrain

    « Ma belle, reste-moi,

    Mon cœur est à toi !

    Il y aura la paix :

    Je te reviendrai

    A Stolzenfels au Rhin. (13e vers)

 

3. Sur le front silencieux, dans la nuit,

    Meurt un héros allemand

    Pour le roi et pour Dieu,

    Pour l’armée, acceptant

    De quitter ces bas-lieux.

    Au camarade agenouillé,

    Il adresse un regard brisé :  (7e vers)

    Finale

    « Au pays, quand vous rentrerez,

    Tu iras voir ma bien-aimée.

    Donne-lui cet anneau et dis-lui :

    Fidèle je suis mort,

    A elle, encor.

    C’est fini pour moi,

    Je ne reviens pas

    à Stolzenfels au Rhin          (15e vers)

 

Texte

Ein Grenadier auf dem Dorfplatz stand
Heinrich Dorgeel, avant 1904
fr. : Yves Kéler, 20.3.2014, Bischwiller 


Le texte

Il est une composition de Heinrich Dorgeel (dates ?), qui a probablement vécu en Angleterre, car il a écrit plusieurs livres sur les Allemands dans ce pays : « Die deutsche Kolonie in London – La colonie allemande en Angleterre », en 1881, et « Jahrbuch der Deutschen in England – Annuaire des Allemands en Angleterre, 1882 », et plusieurs années voisines.

Ce chant a eu un grand auprès des soldats et de leurs familles. On le trouve sur de nombreuses cartes postales, sur les quelles figure l’un ou l’autre extrait. Une série de 8 images donne presque tout le poème par fragments. Il figure aussi dans un livre édité par les Bibliothèques de Strasbourg, dans la reproduction d’un carnet d’un soldat alsacien daté de décembre 1914 – février 1915. Un signalement dit qu’un soldat l’a envoyé à sa sœur, preuve que le chant débordait même les fiancés. Peut-être ce frère voulait-il consoler sa sœur à propos de son bien-aimé au front.

Les strophes n’ont pas la même longueur. Les 2 deux premières sont identiques de longueur et de structure, et sont formés de deux parties : la strophe propre jusqu’au vers 8, puis un refrain de 5 vers, totalisant 13 vers. La 3e strophe est plus longue : 7 vers + 8 = 15 vers. La répartition des rimes est différente. Cette 3e strophe serait-elle d’un autre auteur ? Une des sources sur Internet ne donne que les 2 premières strophes, se terminant par l’au revoir du grenadier et l’espoir du retour. Mais ce texte pouvait paraître inachevé pour certains. Quelqu’un a-t-il ajouté une troisième strophe, tragique cette fois, pour mettre fin aux espoirs trop faciles au vu de la dureté de la guerre (peut-être en 14-18 ) ? Je n’ai pas pu déterminer ces points, faute de sources.

Le texte a des variantes, très faibles, * et dans les éditions sur Internet, la disposition des vers n’est pas toujours juste. Le vers riment, le plus souvent par rimes embrassées alternant avec des plates. Mais la longueur des vers varie, selon une pratique courante aux 18e et 19e siècle. Le texte figure dans les deux livres suivants : in: Sport-Liederbuch (1921) -- Weltkriegs-Liedersammlung (1926)

* Variante : str. 1, 2e vers : « Ein Mädchen ihm zur Seit », probablement original, qui devient : « Sein Mädchen...»

La mélodie

Le texte possède une mélodie, de Joseph Weissler, que certains sites allemands donnent.
(Voir Lieder der Wehrmacht)

 

Texte original 

1. Ein Grenadier auf dem Dorfplatz stand
ein Mädchen ihm zur Seit´;
er legt die Waffen aus der Hand

spricht Trost ihr zu im Leid.
Sie sinkt ihm weinend an die Brust,
beugt traurig das Gesicht
der Trennungsschmerz wird ihm bewußt
als er jetzt zu ihr spricht    (8. Vers)
Kehrvers
O Mädchen, bleibe mein!
dies Herz, es ist nur dein.
Ist der Friede da,
dann bleib ich ja,
in Stolzenfels am Rhein    (13. Vers)

2. Zum Dorf hinaus zieht die Kompanie,

die Fahne lustig weht.
Die Kinderschar, die begleitet sie, 
und jauchzt, daß es zum Kriege geht.
Noch einmal schaut der Grenadier
nach seinem Lieb zurück,
und tausend Grüße schickt er ihr.
Was sagt sein letzter Blick ? (8. Vers)
Kehrvers
O Mädchen bleibe mein
dies Herz, es ist nur dein
Ist der Friede da
dann bleib ich ja
in Stolzenfels am Rhein.  (13.Vers)

3.Auf dem Feld der Schlacht, in stiller Nacht

liegt sterbend ein deutscher Held
Für des Königs Ehr
und des Landes Wehr
verläßt er ja gern die Welt.
Zum Kameraden, der bei ihm kniet
erhebt er den brechenden Blick (7. Vers)

Endteil
und sagt: "Wenn ihr wieder heimwärts zieht
dann suche du auf mein Lieb
Gib ihr diesen Ring zurück
und sag ihr, daß ich treu,
ihr treu gestorben sei
Es sollt´ nicht sein
ich kehr nicht heim
nach Stolzenfels am Rhein       (15. Vers)

 

 

 

 

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