« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

LITT 1933 45 B CAMARADE, LES GRENADES Kameraden, die Granaten

 

CAMARADES, LES GRENADES

Kameraden, die Granaten

 

Alfred Hein

 

Mélodie : Kameraden, die Granaten

 

 

 

1. Camarades, les grenades,

    Sont les cloches d’un temps nouveau.

    Les coups mortels créent l’amour,

    Nous sommes libres bientôt.

   

 

2. Nous suivons, derrière les nuages,

    Dieu par les portes de l’enfer.

    Nos cœurs plus ne souffrent.

    En avant, camarade, sois fier.

 

3. Sur les monts ressuscitent

    Par les folles batteries

    Les âmes qui nous manquent

    Des milliers de compagnies.

 

 

 

1. Kameraden, die Granaten
Sind die Glocken neuer Zeit.
|: Todes Hiebe schaffen Liebe,
   Und wir fühlen uns befreit. :|

 

 

 

2. Und wir folgen hinter Wolken
Gott auch durch dies Höllentor.
|: Unsre Herzen nicht mehr schmerzen.
   Vorwärts, Kamerad! Empor!

 


3. Auf den Höhen auferstehen
Mit den wilden Batterien
|: Aller Seelen, die schon fehlen
   Aus den tausend Kompanien.

 

 

 

         Texte        Kameraden, die Granaten

                          Alfred Hein

                          fr. : Yves Kéler 18.12.2016, Bischwiller

         Mélodie    Kameraden, die Granaten

                           Ernst Lothar v. Knorr

Le texte

        Poésie un peu confuse, comme les nazis en ont produite, compliquée et bouillonnante, sur des thèmes vagues, type « ivresse du soldat », qui flotte dans son demi-rêve. Une image intéressante : comparer les obus aux cloches. « Granaten »en allemand ce sont les obus de canons, plus que les grenades à main. J’ai traduit « grenades » à cause de la rime interne du vers ; mais que signifie : «  Todes Hiebe schaffen Liebe- Les coups mortels créent l’amour ? »

Quel amour ? Est-ce une formule de consolation, comme on en entend après les enterrements ?

Suivre Dieu à travers les portes de l’enfer, vieille image de soldat qui s’accroche à Dieu, pendant l’enfer de la bataille.

 

        Ce chant doit dater de 1941 OU 1942, quand l’armée allemande comptait déjà beaucoup de morts ou de disparus.

 

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