« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

GUERRES DE LIBERATION (1813)

        C’EST DANS LA GUERRIERE DANSE
              In dm wilden Kriegestanze

                    Auf Scharnhorsts Tod,
    Pour la mort de Scharnhorst, septembre 1813
                 Max von Schenkendorf

        (Scharnhorst, grièvement blessé à Lüitzen,
   le 2 mai 1813, mourut à Prague le 28 juin 1813)

1. C’est dans la guerrière danse
    Qu’il rompit sa plus belle lance,
    Prusse, ton grand général !
    Près de Lützen en campagne,
    Lorsque la liberté gagne,
    La mort vient finir le bal.

2. « Ne me mets pas, balle, à terre !
    Je l’ordonne, en sang, mes frères :
    Amenez-moi vite à Prag.
    J’entrerai là en Autriche,
    Et si j’y meurs, je m’en fiche :
    Schwerin aussi est mort là ! »

3. Ville, où des vaillants tombèrent,
    Où des ponts des saints, des Pères,
    Furent jetés sans pitié,
    Je t’appelle ville sainte :
    Dans les murs de ton enceinte
    Des héros sont enterrés.

4. Du tumulte de la terre
    Il est monté vers le Père,
    Et les anges l’ont mené
    Au vieux conseil germanique,
    Où l’empereur magnifique
    Charles, siège couronné.

5. « Je salue héros et braves
    Et transmets ce beau message :
    Notre peuple est réveillé,
    Et le droit, en Allemagne.
    J’entre avec mon sang, je saigne,
    Au combat j’ai expié.

6. Voilà ce qu’il leur annonce :
    Nous disons avec confiance
    Que ses mots sont vérité !
    Vous l’armée, née de sa rage,
    Vous chasseurs, de son courge,
    Criez « Scharnhorst ! » et partez.

7. Vers les hauts monts, vers leurs gorges,
    Là où l’aigle vole et loge,
    Aigu montait son regard.
    Vers le haut allait son âme,
    « Liberté » était sa flamme,
    Car son nom était « Scharnhorst ».

8. Nul du roi n’était plus proche
    Que lui, sans peur, sans reproche ;
    Près du peuple il se sentait.
    Il restera sur nos lèvres,
    Il y sera plus célèbre
    Que si en bronze il était.

         Texte       In dem wilden Kriegestanze
                        Max von Schenkendorf
                        fr. : Yves Kéler, 30.7.2010, Draguignan

             dans     Auswahl Deutscher Gedichte für höhere Schulen,
                         Theodor Echtermeyer, 34. Auflage 1903 (1. 1836),
                         978 Seiten, Halle, Verlag des Waisenhauses, page  313

             dans     Auswahl Deutscher Gedichte, im Anschluss
                         an die Geschichte der deutschen National Literatur, 
                         von Professor Dr. Hermann Kluge,
                         12. , verbesserte und vermehrte Auflage,
                         mit zahlreichen Porträts in Holzschnitt,
                         Altenburg, Verlag Oskar Bonde, 1908;  page 487

   
SCHENKENDORF, Max von (Gottlob Ferdinand Maximilian Gottfried), né le 11 décembre 1783 à Tilsitt (Prusse), étudia à Koenigsberg, perdit par un duel au pistolet l’usage de sa main droite, abandonna en 1812 sa charge de rapporteur à la Chambre et partit pour Karlsruhe. Après la campagne de Russie de Napoléon, il prit l’épée à la main gauche et participa à la bataille de Leipzig (1813), puis se rendit à l’Administration centrale de Francfort-sur-le-Main, puis en 1815 comme conseiller de gouvernement à Coblence, où il mourut le 11 décembre 1817, jour pour jour à l’âge de 34 ans. 

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