« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

LITT F DIV JE SUIS LE DOCTEUR EISENBART

POEMES DIVERS


               JE SUIS LE DOCTEUR EISENBART
                  Ich bin der Doktor Eisenbart

Strophes originales : dans Neues Comersbuch, Germania Göttingen,
ohne Verlagsangabe, 1818, S. 368-370
les strophes originales, de 1 à 11 et la dernière sont soulignées


Strophes originales : 12

1. Je suis le Docteur Eisenbart,            Erk 1
tralalala, boum, boum. *                     Els. Liederkranz 1
Guéris les gens selon mon art,
tralala, boum, boum.
Je fais que les culs-d’- jatte voient
Et les aveugles marchent droit !
hopsasa, boum, boum !
    * orig. : Ziweliwick, boum, boum !

2. A Wimpfen j’ai fait accoucher          Erk 2
La mère d’un enfant mort-né.             Els. Liederkranz deest
L’enfant était venu trop tôt,
La mère aussi mourut bientôt.

3. A Potsdam j’ai pu trépaner,             Erk 3
Chez le grand Fritz, le cuisinier,             Els. Liederkranz 2
D’un coup de hache par le haut :
Il en est mort, c’était pas beau !

4. A Ulm* j’ai pu soigner un gars           Erk 4
Qui pissait l’ sang le long du bras.          Els. Liederkranz 2
J’aurais aimé le vacciner,
Mais il bougeait : j’ l’ai embroché !
      * 1890/17 Köln, Cologne

5. Au sacristain de Dideldum                 Erk 5
J’avais donné deux sacs d’opium :          Els. Liederkranz 4
Il en dormit des nuits des jours,
Et croyez-moi, il dort toujours !

6. Au capitaine von der Lust                 Erk 6
J’ai sorti trois éclats d’obus.                   Els. Liederkranz 5
Lui qui souffrait terriblement,
Il a trépassé maintenant.

6a. texte original
Du capitaine von der Lust
J’ai sorti trois éclats du bust’ !
De douleur il y est resté :
Des Juifs il est débarrassé !

7. A Langensalz un gros paysan            Els. Liederkranz 6
Avait un goitre très pesant.
Je lui ai bien serré le cou,
Mais il est mort, là, tout d’un coup !

8. L’instituteur à Itzehöh                      VolksLieder-Archiv
Depuis trente ans a la diarrhée.
Je lui donnai « Tart’ri-Cremor » :
Auprès de ses aïeux il dort.

9. Un homme n’y pouvait plus voir          VolksLieder-Archiv
De cataracte, c’était noir;
Je lui perçai bien les deux yeux
Pour l’en guérir, le pauvre vieux.

10. Mad’moisell’ Pimprenell’ avait,             VolksLieder-Archiv
C’est triste, le tympan crevé ;
J’ai tendu un vieux parchemin
Et depuis elle entend très bien.

11. A Prag j’ai sorti des kilos                    site ingeborg 6
De pierre : une femme en avait trop;
Et de ce grand tas de cailloux
On put lui faire un beau tombeau !

12. Voilà mon art de vous soigner,            Erk
tralalala, boum, boum                              Els. Liederkranz 15
Il est probant, je peux jurer,
tralalala, boum, boum.
Sur mon chapeau de grand docteur :
Je vous guéris avec bonheur !
hopsasa, boum, boum.

Echo final

12a. Je suis le docteur Eisenbart, …
tralala, boum, boum !

Strophes ultérieures : 1890, N° 13 à 21 = 9 à 17 dans cette édition

13. (9) J’ai guéri un gros commerçant,
Sur un cheval tout trébuchant,
De Metz, un vrai larron de juif,
Au jambon et au suif.

Ces deux strophes se suivent dans                Els. Liderkranz
14. (10) Un pauvre vieux crevant de faim      Els. Liederkranz 7
L’estomac creux, n’allait pas bien.
Avec ce que j’avais prescrit Les strophes 8 et 9
Il s’est senti au paradis. forment une paire

14a. J’ai pris le plus grand soin de lui,             Els. Liederkranz 8
En trois minut’ avant midi.
Et quand la cloche a retenti, Cette strophe se retrouve
Il était mort, sa faim finie. au numéro 19

15. (11) Un vieux paysan m’appelle à lui :       Els. Liederkranz 9
Douze ans qu’il n’avait pas dormi.
J’ai réussi à l’apaiser :
Jamais il ne s’est réveillé !

16. (12)A Vienne, un grand trou dans la dent,      Els. Liederkranz 10
Vivait paisible un habitant.
Je l’ai tirée au pistolet :
Notre homme n’a plus de regrets.

17. (13° Mais mon plus grand chef-d’œuvre c’est   Els. Liederkranz 13
A Osnabrück que je l’ai fait.
Un vieux garçon de goutte hurlait :
Je lui ai amputé les pieds.

18. (14) Quand un patient me vient confiant,  Els. Liederkranz 14
Je lui dis : « Fais ton testament! »
Au ciel je ne veux envoyer
Que veux qui sont bien préparés.

19. (15) Un gars vint, je pris soin de lui,           Els. Liederkranz 8
En trois minut’ avant midi.
Et quand la cloche a retenti,
L‘a rien mangé, l’était fini.

20. (16) Quand je pratique la saignée,
Pour une vie c’en est assez :
Je sors de l’homme tant de sang
Qu’il n’en reste plus rien dedans.

21. (17) A Köln j’ai pu soigner un gars Erk 4
Qui pissait l’ sang le long du bras.                     Els. Liederkranz 2
J’aurais aimé le vacciner,
Mais il bougeait : j’ l’ai embroché !
* Str.4 : Ulm


Autres strophes de sources diverses, dont Internet

22. J’ai mis un clystère à Munich                     web.Utanet
A un buveur apoplectiq’.
Mais trop petit il s’avérait :
J’ai pris un bon gros robinet.

23. Ma cure aussi produit grand bien :
On n’en a plus jamais besoin !
Ce qui demande des années,
Je le guéris dans la journée.

24. Le grand vicomte de Barleduc                     Els. Liederkranz 11
Avait des crampes dans la nuq’
J’ai ôté la tête du cou :
Il n’avait plus mal tout à coup.

25. A Vienne, un grand trou dans la dent,         Els. Liederkranz 10
Vivait paisible un habitant.
Je l’ai tirée au pistolet :
Notre homme n’a plus de regrets.

26. Je connais bien l’influenza,                           Els. Liederkranz 12
Son mal de gorge et ses tracas;
J’ai une poudre pour cela
Qui très bientôt vous guérira.

27. Mais mon plus grand chef-d’œuvre c’est         Els. Liederkranz 13
A Osnabrück que je l’ai fait.
Un vieux garçon de goutte hurlait :
Je lui ai amputé les pieds.


Texte :  

Ich bin der Doktor Eisenbart
Anonyme, chant populaire du 18e Siècle

dans Erks deutscher Liederschatz, Band I
eine Auswahl der beliebtesten
Volks-, Vaterlands-, Soldaten,
Jäger-, Studenten & Weihnachts- Lieder
C.F Peters, Leipzig, 1893
n° 184, page 197
fr. : Yves Kéler 19.1.2012

D’autres strophes supplémentaires se trouvent 

dans Elsässicher Liederkranz
2. Auflage 6-10 Tausend
Rixheim, F.Sutter & Comp. 1902
et sur les sites internet.

Mélodie anonyme, chant populaire, 18e Siècle


Le texte

Origine et auteur

La datation du texte et de la mélodie du chant est difficile. Une source dit : « Dans plusieurs livres de chant il est dit que le chant a été composé « en l’honneur » d’un médecin du nom de Andreas Eisenbart (1661-1727.) En tout cas le chant serait déjà cité dans une collection de chants en 1745. La mélodie suit une forme de 1840. » (fin de citation Internet) Ce qui ferait suivre le chant très tôt après la mort d’Eisenbarth, et fortement précéder les années 1800, et infirmerait la référence aux étudiants de Göttingen peu après 1800.

En effet on dit ailleurs (Georg Witkowski 1922) que le chant y aurait été composé par un étudiant au « surnom de bière » (Biername) « Perceo », qui signifierait « de petite taille, nain. » Ce surnom a probablement un rapport avec celui du nain Perkeo du château de Heidelberg, originaire du Tyrol (1702-1773/80), du temps de l’Electeur palatin Philippe 1716-1747, et qui était un bouffon de cour et un très grand buveur, chargé de surveiller le Grand tonneau – das Grosse Fass, installé dans la cave, et obligé dit-on, de boire plusieurs litres de vin par jour sous peine de fouet ! Son nom viendrait de l’italien « perche no – pourquoi pas », qui était une formule familière de ce nain. Il est possible que « Perceo » soit une erreur d’écriture pour « Perkeo » dans l’article.

Victor von Scheffel, qui a écrit un poème sur le Grand tonneau, a aussi écrit un chant d’étudiants à l’honneur de Perkeo : « Das war der Zwerg Perkeo – C’était le nain Perkeo », dont les paroles sont :

Das war der Zwerg Perkeo im Heidelberger Schloß,
An Wuchse klein und winzig, an Durste riesengroß.
Man schalt ihn einen Narren, er dachte: ‚Liebe Leut',
Wärt' Ihr wie ich doch alle feuchtfröhlich und gescheut!“ (gescheit)

C’était le nain Perkeo au château de Heidelberg,
Petit, menu de taille, mais pour la soif un géant.
On le moquait de fou, mais lui se disait : « Bonnes gens
Si vous étiez comme moi humides heureux et bien sensés. »

Le texte possède plus ou moins de strophes selon les éditions : voir ci-dessous. La sélection opérée par Erk en 1893 est satisfaisante et équilibrée. Les 8 strophes qu’il a retenues correspondent aux strophes 1 (double) à 6, soit 7 strophes, plus celle sur Prague et la strophe finale. En revanche, le Elsässischer Liederkranz donne 13 strophes. Si on additionne ces différentes strophes et celles qu’on trouve sur Internet, on obtient un total de 27 strophes.

Le chant était connu en 1813, car de cette année date un chant parodique et féroce contre Napoléon, intitulé « Ich bin der Schlächter Bonapart –Je suis le boucher Bonapart’ », en 15 strophes. On fit aussi plus tard une parodie sur Hindenburg « Ich bin der Doktor Hindenburg –Je suis le docteur Hindenburg », ainsi qu’un chant d’enfant sur Christophe Colomb « Ein Mann mit Namen Kolumbus » -Un homme du nom de Colomb. »

Sur la mélodie du chant peuvent aussi se chanter : Als der Grossvater die Grossmutter nahm (1885) –Quand mon grand-père prit ma grand-mère », Gessenfreud (1913). On le trouve dans les livres suivants : Was die deutschen Kinder singen (1914) et Weltkriegs-Liedersammlung (1926).

Le personnage

« Ce chant moqueur ainsi que sa façon prétentieuse de se présenter avaient valu à Eisenbart la réputation d’un « bouzilleur. » Son nom devint injustement symbole de traitements rudes qui finissent mal. En fait, Eisenbart connaissait son métier, il fut un médecin en avance sur son temps et il aida beaucoup de malades. Ses opérations simples furent remarquées par ses contemporains. Il était aussi un espiègle, qui savait adroitement s’attirer les faveurs de la foule. » (Citation et traduction du commentaire du site « ingeborg », plus bas.) Johann Andreas Eisenbart est né en 1663 et mort en 1727 à Hamburg

« Ce chant satirique anonyme du 18e s. * vise le médecin Johann Andreas Eisenbarth. D’après le chant, Eisenbart était un bouzilleur, qui par ses prétendues méthodes brutales envoyait beaucoup de patients à la mort avant l’heure, et un prétentieux avide de gain, qui à cause de son incompétence aurait dû être mis derrière les barreaux. Le peuple a cru longtemps qu’Eisenbarth n’avait jamais vécu et le tenait pour un personnage de légende. Ce dernier fut ramené à une existence historique lorsqu’en 1837 sa pierre tombale fut retrouvée au cimetière de Hannoversch Münden. Eisenbarth est né le 27 mars 1663 à Obervietlach dans le Palatinat et mort à Hannoversh Münden le 11 novembre 1727 (citation de www.volksliederarchiv.de )

* d’autres auteurs disent « début du 19e s.

Johann Andreas Eisenbarth, (aussi Eisenbart, Eysenbart, Eysenparth), était un « artisan chirurgien », qui par ses succès dans les guérisons atteignit une grande notoriété comme chirurgien traumatique et aussi comme opérateur de la cataracte dans le pays. En Prusse, pour ses soins ophtalmologiques au Roi-soldat Frédéric-Guillaume 1er, il fut nommé médecin de la cour et conseiller de la cour. Jusqu’à nos jours Eisenbarth est resté connu, quoique il n’ait jamais eu le grade de docteur, entre autres grâce à la chanson à boire composée vers 1800 à son nom. De 1686 à 1715, Eisenbarth fut pourvu de privilèges par de nombreux princes, ce qui lui permit de faire preuve d’une énorme activité, sans être gêné par les frontières et les droits de douane pour vendre ses nombreux médicaments. Il avait créé à Magdebourg une manufacture qui produisait énormément de médicaments. 120 personnes sillonnaient l’Allemagne pour les vendre. Il employa le premier des tracts et des insertions publicitaires dans la presse. 25 ans après sa mort, ses techniques chirurgicales furent vantées par le fondateur de la chirurgie scientifique en Allemagne, Loenz Heister, dans un livre de 1753, « Medicinische, Chirurgische und Anatomische Wahrnehmungen – Observations médicales, chirurgicales et anatomiques ». Heister avait assisté à plusieurs opérations d’Eisenbarth dans l’auberge de son père, à l’âge de 17ans. (citation d’aprèsWIKIPEDIA)


Les strophes du chant

La plupart des strophes se déroulent dans diverses villes de l’Empire germanique, rappel des nombreux voyages d’Eisenbart. Il semble que ce soient les plus anciennes. Mais déjà la première édition connue de 1818 donne 7 strophes géographiques et 2 autres, lesquelles sonnent néanmoins comme d’un autre type. Celles qui abordent un thème sans le situer géographiquement sont probablement plus récentes. Dans l’édition de 1890, deux strophes forment même une paire, les strophes 8 et 9, ce qui est étranger au cadre, qui ne connaît que des strophes seules. Les éditions précédentes séparent ces deux strophes.

Les personnages fictifs

La mention du « Grandvicomte de Barleduc », qui ne semble pas avoir existé, est probablement une fantaisie littéraire, du même type que celle du « Hauptmann von der Lust –Capitaine du plaisir », dont le but est de faire une rime avec « nuque » et avec « Brust – la poitrine. » Cette strophe avec des inclusions françaises paraît être une composition savante ultérieure. Idem pour la strophe sur « Mad’moiselle Pimprenelle », nom français affectueux pour une fille jolie et rieuse.

Les remarques antisémites

La strophe du Capitaine von der Lust contient une allusion antisémite :

5. Sodann dem Hauptmann von der Lust
Nahm ich drei Bomben aus der Brust,
Die Schmerzen waren ihm zu gross.
Wohl ihm, er ist die Juden los.

Du capitaine von der Lust
Trois bombes j’ai sorti du bust’ !
De douleur il y est resté :
Des Juifs il est débarrassé !

L’édition de 1890, str. 9, ici 13, contient aussi une allusion à un « larron de juif », allusion aux deux larrons crucifiés avec Jésus, auquel le docteur donne du jambon, de porc sous-entendu, pour le guérir de la Kretz - gale. Image impossible puisque les juifs ne mangent pas de porc. L’expression se trouve aussi en Autriche, dans un texte qui dit : « Dann kommt noch der schächer Jud, der alles Kauffen will, Nemlich : Kupfer, Messing – arrive encore le larron de juif, qui veut tout acheter, savoir cuivre, laiton. (sans source indiquée)»

1890/9 Jungst kam ein reicher Handelsmann
auf einem magern Klepper.
Es war ein Schächerjud aus Metz
Ich gab ihm Schinken für die Kretz.

J’ai guéri un gros commerçant,
Sur un cheval tout trébuchant,
Venu de Metz, un juif larron,
De la gale avec du jambon.

Les remèdes d’Eisenbarth

La strophe huit sur l’instituteur à la diarrhée, avec le « Cremor-Tart'ri » fait allusion aux nombreux remèdes qu’Eisenbarth préparait pour ses malades et pour la vente, qui lui rapportait gros. (j’ai inversé les termes en « Tatri-Cremor » à cause de la rime avec « dort. » La strophe sur l’influenza parle également d’un « Pülverlein – Petite poudre. »

Les maladies citées

La 4e strophe fait référence à la vaccine inventée par Jenner en 1796, « kuhgepockt – vacciné à la variole de vache. » Cela montre bien que le chant (ou du moins cette strophe) date du début des années 1800.

La strophe 9 parle de l’opération de la cataracte, appelée en allemand « Starstich – piqure de la cataracte. » L’opération consistait à se placer assis devant le patient lui aussi assis
Et à lui faire baisser la tête vers l’avant. Le chirurgien pénétrait l’œil par le haut avec une aiguille, passait derrière le cristallin puis devant pour le détacher, et le poussait vers le bas dans le corps vitré. Ainsi la lumière atteignait directement la rétine et le patient voyait à nouveau. Il arrivait que le cristallin remonte et gène la vue, auquel cas on refaisait l’opération. Eisenbart était réputé pour être un bon opérateur. En allemand il y a jeu de mots sur stechen entre « Starstechen –piquer la cataracte » et « Augen ausstechen – crever les yeux. » La strophe dit : « Ich stach ihm beide Augen aus, Und so bracht ich den Star heraus – Je lui ai crevé les deux yeux, Ainsi je lui ai sorti la cataracte. » Au lieu de « Ich stach ihm beiden Stare aus – Je lui ai piqué les deux cataractes. »

La strophe 26 parle de l’influenza, terme désignant la grippe : « Le mot « influenza » (abrégé en flu) a été utilisé pour la première fois en Angleterre au XVIIIe siècle lors de l'épidémie de 1743, pour qualifier la grippe. Il semble provenir de l'expression italienne « influenza di freddo » ((sous) l'influence du froid.) Il rappelle le caractère saisonnier de la maladie, qui laisse supposer l'influence de l'environnement extérieur sur l'homme. Le mot français grippe aurait une origine germanique, Grippen signifiant « agripper, saisir brusquement. » Autrement dit : on n’attrape pas la grippe, c'est elle qui nous « agrippe ». La grippe était aussi nommée « folette » en 1733.» (WIKIPEDIA, citation.) La grippe, appelée ici en allemand "influenza", selon l’italien, était donc connue sous ce nom depuis 1743.

Les strophes rares

L’édition de 1890 donne deux strophes qui ne figurent nulle part ailleurs :

1890/16 Wenn ich einmal die Ader schlug
hat für sein leben lang genug
Das Blut ich aus dem leibe drieb (trieb)
damit nichts mehr drein übrig blieb.

Quand je pratique la saignée,
Pour une vie c’en est assez :
Je sors de l’homme tant de sang
Qu’il n’en reste plus rien dedans.

1890/17 Sehr wohlfeil ist auch meine Kur
denn jeder braucht sie einmal nur
Was mancher nicht in Jahr’n vermag
kurir ich hier in einem Tag.

Ma cure aussi produit grand bien :
On n’en a plus jamais besoin !
Ce qui demande des années,
Je le guéris dans la journée.

 

TEXTE ORIGINAL

Sur Internet : Site « ingeborg » ingeborg.org/Lieder/Ich bin Dr.htm

Ich bin der Doktor Eisenbarth (Johann Andreas, 1663-1727) Studentenlied

 

Les 12 strophes de la 1e édition de 1818 les strophes sont soulignées

1. Ich bin der Doktor Eisenbarth,
Zwilliwilliwick, bumbum! *)
Kurier' die Leut' nach meiner Art,
Zwilliwilliwick, bumbum!
Kann machen daß die Blinden geh'n
Zwilliwilliwick, juch-hei-ras-sa!
Und daß die Lahmen wieder seh'n
Zwilliwilliwick, bumbum!
Lautonia, lautonia,
Zwilliwilliwick, jucheirassa, ) *
Lautonia, lautonia, )
Zwilliwilliwick, bumbum! )

*Oder:
Va-le-ra-le-ri, juch-he!
Widewidewid, bumbum
Gloria, Viktoria.


2. Zu Wimpfen accouchierte ich
Ein Kind zur Welt gar meisterlich
Dem Kind zerbrach ich sanft das G'nick
Die Mutter starb zum großen Glück.*


3. Zu Potsdam trepanierte ich,
Den Koch des Großen Friederich:
Ich schlug ihm mit dem Beil vor'n Kopf,
Gestorben ist der arme Tropf.


4. In Ulm *kuriert' ich einen Mann,
Daß ihm das Blut vom Beine rann,
Er wollte gern gekuhpockt sein,
Ich impft's ihm mit dem Bratspieß ein.
* 1890/17 : Köln


5. Des Küsters Sohn in Dideldum,*
Dem gab ich zehn Pfund Opium,
Drauf schlief er Jahre, Tag und Nacht,
Und ist bis jetzt noch nicht erwacht.
       * nom inventé, signifiant "idiot-bêta"

6. Sodann dem Hauptmann von der Lust
Nahm ich drei Bomben aus der Brust,
Die Schmerzen waren ihm zu gross.
Wohl ihm, er ist die Juden los. *
* remarque antisémite ?

7. Es hatt' ein Mann in Langensalz*
Ein zentnerschweren Kropf am Hals,
Den schnürt ich mit dem Hemmseil zu:
Probatum est, er hat die Ruh'.
      * ou Langensalza, en Thuringe

8. Der Schulmeister von Itzehöh' *
Litt dreißig Jahr' an Diarrhoe
Ich gab ihm Cremor Tart'ri ein,
Er gieng zu seinen Vätern ein.
       * apparemment lieu fantaisiste

9. Es litt ein Mann am schwarzen Star
Das Ding das ward ich gleich gewahr;
Ich stach ihm beide Augen aus,
Und so stach ich den Star heraus *
        * Starstechen : Operation des Stars

10. Der schönen Mamsell Pimpernell
Zersprang einmal das Trommelfell;
Ich spannt' ihr Pergament vor's Ohr
Drauf hörte sie grad' wie zuvor.

11. Zu Prag da nahm ich von einem Weib
Zehn Fuder Steine aus dem Leib,
Der letzte war ihr Leichenstein,
Sie wird jetzt wohl kuriret seyn.
* 1840/9: Leipzig

12. Das ist die Art, wie ich kurier',
Sie ist probat, ich bürg' dafür,
Daß jedes Mittel Wirkung tut,
Schwör' ich bei meinem Doktorhut.


Les strophes ultérieures


De l’édition de 1890 : N° 9 à 17 dans cette édition : 8 strophes

13. (9) Jungst kam ein reicher Handelsmann
auf einem magern Klepper.
Es war ein Schächerjud aus Metz
Ich gab ihm Schinken für die Kretz.

Kombination von 2 Vers, in Els. Liederkranz
Vers14 un 14a bilden ein Paar

14. (10) Vor Hunger war ein alter Filtz.
Gebracht mit Schmerzen an der Miltz.
Per Extrapost hab ich geschikt.
Weitere Zeit ihn nicht drückt.

14a. Heut früh nahm ich ihn in die Kur,
Just drei Minuten vor zwölf Uhr,
Und als die Glocke Mittag schlug,
Er nicht mehr nach der Suppe frug.

15. (11) Ein Alter Bauer mich zu sich | Rief
der seit 12 jahr nicht mehr schlief
Ich hab ihn gleich zur Ruhe gebracht
Er ist juhtz noch nicht erwacht.

16. (12) Zu Wien kurirt ich einen Mann
der hatte einen holen Zahn
Ich schos ihn heraus mit der Pistol
ach Gott wie ists dem Man so wohl.

17. (13) Mein allergrößtes Meisterstück
das that ich einst zu Osnabrück
so Dabrisch war ein alter Knab
ich schnit ihm Beide Beine ab.

18. (14) Vertraut sich mir ein Patient
so mach er erst sein Testament
Ich schicke niemand aus der Welt
bevor er nicht sein Haus bestellt.

19. (15) Heut früh nahm ich ein’r in die Kur
Just 3 Minuten vor 12 Uhr
Und als die Glocke Mittag schlug
er nicht mehr nach der Suppe frug.

20. (16) Wenn ich einmal die Ader schlug
hat für sein leben lang genug
das Blut ich aus dem leibe trieb
damit nichts mehr drein übrig blieb.

21. (17) Zu Köln * kuriert' ich einen Mann,
Daß ihm das Blut in Strömen rann,
Er wollt immun vor Pocken sein,
Ich impft's ihm mit dem Bratspieß ein.
* Vers 5 : Ulm


Autres strophes ultérieures, de diverses sources sur Internet


22. In München braucht' ich mein Klistier,
ein Mann soff hundert Liter Bier;
doch das Klistierchen war zu klein,
da schlug ich einen Zapfhahn rein

23. Sehr wohlfeil ist auch meine Kur
denn jeder braucht sie einmal nur
Was mancher nicht in jahr’n vermag
kurier ich hier in einem Tag

24. Der Grandvicomte von Barleduc *
Der hatte Krämpfe à la nuque; *
Ich hieb ihm gleich latêtel ab *
Er braucht nun keine Zipfelkapp.
* französisch im Text

25. Zu Wien kuriert' ich einen Mann,
Der hatte einen hohlen Zahn,
Ich schoß ihn 'raus mit dem Pistol,
Ach Gott, wie ist dem Mann so wohl!

26. Die Influenza kenn ich auch,
Die Schmerz am Hals und in dem Bauch;
Ich hab dafür ein Pülverlein,
Das erste muss das letzte sein.
27. Mein allergrößtes Meisterstück,
Das macht' ich einst zu Osnabrück:
Podagrisch war ein alter Knab,
Ich schnitt ihm beide Beine ab.

 

Visiteurs en ligne

133651
Aujourd'huiAujourd'hui245
HierHier642
Cette semaineCette semaine1307
Ce moisCe mois4952
Tous les joursTous les jours1336511
Template by JoomlaShine