« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

 

POESIE NATIONALE ALLEMANDE, concernant la POLOGNE

             A VARSOVIE, TOUS A GENOUX, JURERENT
         Zu Warschau schworen tausend aud die Knien

                Guerre de libération de la Pologne 1830,
                            Le quatrième régiment

                     Julius Mosen, 1831 (1803-1867)

1. A Varsovie, tous à genoux, jurèrent :
    « Nous ne tirerons aucun coup de feu ! »,
    Plus de mille soldats, armés, à terre,
    « A la baïonnette et au nom de Dieu ! »
    La patrie se souviendra en tout temps
    De son glorieux quatrième régiment.

2. Quand donc se tint le dur combat de Praga,
    Aucun des camarades ne fit feu.
    Quand là l’ennemi meurtrier attaqua,
    Nos baïonnettes percèrent ces gueux.
    A Praga, on connaît depuis ce temps
    L’héroïque quatrième régiment.

3. Si l’ennemi tire avec cent pièces
    Près d’Ostrolenka, fauchant nos soldats,
    Nous l’attaquons à la baïonnette,
    Visant à son cœur à chaque pas.
    A Ostrolenka, on sait maintenant
    Ce qu’était le quatrième régiment.

4. Il est vrai, tant de cœurs vaillants tombèrent.
    A la baïonnette nous attaquions,
    Et même si le sort était contraire,
    Nul coup de feu nous ne tirions.
    A la mer la Vistule porte le sang
    Versé par le quatrième régiment.

5. Malheur ! la patrie est perdue, la sainte !
    Qui donc nous inflige cette horreur ? *
    Malheur à qui est né dans tes enceintes,
    Pologne : aujourd’hui saigne ton cœur !
    Quelle douleur t’envahit maintenant ?
    C’est celle du quatrième régiment.
                                               * la Russie

6. Adieu, vous frères, tous morts à la guerre,
    Vous qui êtes tombés à nos côtés !
    Nous vivons encor sur la terre,
    Mais la patrie nous a été enlevée.
    Accorde, Dieu, de mourir paisiblement
    Aux derniers du quatrième régiment.

7. Dans le brouillard, venus de leur Pologne,
    Arrivent en Prusse dix grenadiers,
    Sombres, sinistres, maigre colonne ;
    Au cri : « Qui vive ! », ils se sont arrêtés.
    Et l’un dit : « Nous sommes les survivants
    Du valeureux quatrième régiment.
   
   
         Texte        Zu Warschau schworen tausend auf die Knien
                          Julius Mosen 1831 (1803-1867)

           dans       Auswahl Deutscher Gedichte im Anschluss an
                          die  Geschichte der deutschen National Literatur
                          von Professor Dr. Hermann Kluge,12. ,
                          verbesserte und vermehrte Auflage
                          mit zahlreichen Porträts in Holzschnitt
                          Altenburg, Verlag Oskar Bonde, 1908, page 386
                          fr. : Yves Kéler, 8.7.2011, Bischwiller 


Le texte

        Le poème décrit les événements de la guerre polono-russe de 1830, avec les batailles menées par le 4e régiment à Praga, faubourg de Varsovie (7 septembre 1831), (à ne pas confondre avec Prague en Bohème-Tchéquie), et à Ostrolenka (26 mai 1831), sur la Vistule. Cette guerre suit le soulèvement de la Pologne (29 novembre 1830) contre l’occupation russe, dictée par le Congrès de Vienne en 1815, lors du « 4e partage de la Pologne » entre la Prusse, l’Autriche et la Russie.

        Voir la révolte de la Pologne occupée par les Russes

Article Brochaus : Polen
Bataille de Praga, Wikipedia

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