« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
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*1939 - † 2018

 

LITT DIV 1848 TOUJOURS UN PEU EN ARRIERE Immer’n bisken zurück

 

                                                        TOUJOURS UN PEU EN ARRIER
                                                            Immer’n bisken zurück

 

                                                        Adolf Glassbrenner 1848

 

                                                  Mélodie :Immer langsam voran

 

Toujours reculer un peu

Vers l’ancien bonheur d’être soumis.

 

1. Non, elle me dute trop la Revolution,

    Maintenant je passe à la réaction !

    Toujours reculer un peu, toujours etc…

   

2.Ce que je me suis réjoui le 19 mars !

    Maintenant je soupire de partout

    Dieu, toujours en arrière, Dieu, toujours etc.

 

3. Drôle de liberté de la presse,

    On se retrouve en haut de l’affiche.

     Toujours reculer un peu

 

4. Je buvais ma bière sous les tentes,

    Maintenant le droit d’association me hante

    Toujours reculer un peu

 

5. Libres et francs ils tiennent des discours,

    Et les gendarmes sont là et fument tout autour.

    Non, mec toujours en arrière, non, mec

 

6. Seigneur Jésus, ils parlent de la République

    Ça m’a fait froid dans le dos.

    Dieu, toujours en arrière, Dieu, toujours etc.

   

7. La République serait le plus grand mazlheur

…Nous n’aurions plus de roi !

    Non, mec toujours en arrière, non, mecetc…

 

8. Armer le peuple, ça c’est une bêtise,

    Ça n’est pas une garde, ça se voit vite.

    Non, mec toujours en arrière, non, mec etc…

 

9. Je me moque du suffrage universel,

    Je sais d’avance, je ne serai pas élu.

    Toujours un peu en arrière , toujours etc…

 







10. Mon valet se déclare démocrate ,

    Il range mes savates.

    Toujours un peu en arrière , toujours etc…

 

11. La liberté, elle a bie,n du mérite,

      Ne fait encor pas bouillir la marmite.

    Toujours un peu en arrière, toujours etc…

   

12.Est-ce que je pensais à gouverner ?

    Cela ne peut que m’incommoder.

    Toujours reculer un peu, toujoursetc…

   

13. Le citoyen devient fou et idiot,

    De tout ce qu’il faut savoir bientôt.

    Non, mec toujours en arrière, non, mec etc…

 

14. J’arrive récemment dans une tabagie,

    Quelqu’un me parle d’autonomie.

    Non, mec toujours en arrière, non, mec etc…

 

15. Que mange cette bête, cette autonomie ?

    Que m’importe cette étrangère anatomie !

    Non, mec toujours en arrière, non, mec etc…

 

16. Ils ont chassé tous le bons ministres,

    Maintenant ils ont mis en place un sinistre.

    Non, mec toujours en arrière, non, mec etc…

 

17. Le peuple appelle untel homme son souverain,

     Et laisse le roi à sa main. 

     Non, mec toujours en arrière, non, mec etc…

 

18. Si on avait eu un tel ministre dans le temps,

    On l’aurait pendu par les jambes depuis longtemps.

    Toujours reculer un peu

 

19. Les écrivains sont de vrais bandits,

….Mes papiers tombent à moitié-prix.

… Toujours reculer un peu

 

20. Et si la cure ne cesse pas bientôt,

    Ça montre qu’ils ne valent rien du tout.

    Dieu, mec toujours en arrière, Dieu, mec etc

 

21. Pas d’argent mais satin et taffetas,

    C’est ce qu’ils appellent réussite !

    Non, mec toujours en arrière, non, mec etc…

 

22. Les Juifs ont la plus grande bouche,

    Mais leurs idées ne font pas mouche.

    Non, Jésus Seigneur, mec en arrière, 

    Non, Jésus Seigneur etc...

   

23. Les nobles essaient de garder leurs places,

     A la fin nous serons la populace.

    Non, mec toujours en arrière, non, mec etc…

 

24.La Diète ne nous a guère servi,

    Mais du peuple elle nous à l’abri

    Toujours reculer un peu, toujours etc…

   

25. Le Parlement à Francfort sur le Main

    S’imagine un tas d’histoires demain.

    Toujours reculer un peu, toujours etc…

 

26. A ce qu’un empereur tout seul fait

    700ouvriers travaillent en fait.

    Non, mec toujours en arrière, non, mec etc…

 

27. Pour nos diètes ils nous curent maintenant,

….Et nous en sommes réduits à la diète ce temps.

… Dieu, mec, toujours en arrière, Dieu, mec etc

 

28. Les faiseurs d’Allemagne ne réussiront pas

    A m’enlever ma patrie par là

   Non, mec toujours en arrière, non, mec etc…

 

29. Avec les deux Lippe ça peut encor aller,

    Mais qu’on ne nous torde pas le nez

    Non, mec toujours en arrière, non, mec etc…

 

30. Ma femme, bien plus que moi, prie monarchique

    Grand Dieu, envoie nous à nouveau Metternich !

    Dieu, mec toujours en arrière, Dieu, mec etc

 

31. Hier j’ai donné à mon fils une bourrade,

     Au club se rencontrent les démocrates.

    Non, mec toujours en arrière, non, mec etc…

 

 

32. N’oubliez pas qu’il y a des princes,

    Sinon l’église St Paul se renverse

    Toujours reculer un peu, toujours etc…

 

26. Si nous n’avions pas les militaires

     Pour l’espoir, il n’y aurait plus rien à faire.

…Toujours reculer un peu, toujours etc…

34. Confiant, les Russes je regarde,

     Ils  pourraientt nous bourrer la casaque.

    Toujours reculer un peu, toujours etc…

 

35. La liberté, j’en suis tout dégouté,

    Je vais toujours un peu plus reculer.

   

 

 Immer’n Bisken zurück

Zu des alte Unterthanenjlück!

 

1. Ne nu dauert mir zu lange die Revoluzjohn.

Nu jeh' ick über zu de Reakzjohn!

Immer'n Bisken zurück, immer'n etc.

 

2. Wat hab' ick mir jefreut am neunzehnten März!

Nu seufz' ick un stöhne allerwärts:

Jott, man immer zurück, Jott, man immer etc.

 3. Des is mir 'ne schöne Preßfreiheit,

Da kommt man ja selber in de Öffentlichkeit!

Immer'n Bisken zurück, immer'n etc.

 

4. In de Zelten drank ich sonst meine Flasche Bier,

Jetzt stört des Assotzjatzjohnsrecht mir.

Immer'n Bisken zurück, immer'n etc

 

5. Da halten sie Reden janz frank un frei,

Un die Gensd'armen, die stehn un rochen dabei!

Ne, man immer zurück, ne, man etc.

 

6. Herrjeeses, da sprech'n sie von Republik!

Mir lief es eiskalt über's Jenick.

Jott, man immer zurück, Jott, man etc.

 

 

 


7. Die Republik wär' doch's jrößte Malheur,

Da hätten wir ja jar keenen Keenig mehr!

Ne, man immer zurück, ne, man etc.

 



8. Die Volksbewaffnung, die is dummes Zeug,

Des is keene Jarde, des sieht manjleich!

Ne, man immer zurück, ne, man etc.

 

9. Uf's Urwählerrecht leg' ick jar keen Jewicht,

Denn ick weeß schon vorher, Mir wählen se nicht.

Immer'n Bisken zurück, immer'n etc.

 

10. Mein Hausknecht, der nennt sich ooch schon Demokrat,

Un reinigt tagtäglich meinen Staat!

Immer'n Bisken zurück, immer'n etc.

 

11. Die Freiheit, ja, wenn man was davon hätt'!

Aber die macht wahrhaftig den Kohl noch nich fett. [,;

Immer'n Bisken zurück, immer'n etc.

12. Wat hab ick woll früher an't Rejieren jedacht!

Alleweile incomm'dirts mir Dag un Nacht.

Immer'n Bisken zurück, immer'n etc.

 

13. Man wirdja als Bürjer janz verrückt un doll,

Wat man jetzt ooch Allens verstehen soll.

Ne, man immer zurück, ne, man etc. I

 

14. Da komm' ick neulich in 'ne Tabagie,

Da spricht mir Eener von: Autonomie!

Ne, man immer zurück, ne, man etc.

 


15. Wat frißt so'n Thier, so'n Autonomie?

 Was kümmert mir so ein ausländ'sches Vieh!

Ne, man immer zurück, ne, man etc.

 


16. Die vornehmen Minister, hab'n se alle jeschaßt,

Nu nehmen se so'n Menschen, der jar nich dazu paßt!

Ne, man immer zurück, ne, man etc.

 

17. So'n Mensch nennt des Volk seinen Souswere

Un läßt den Keenig neben sich stehn!

Ne, man immer zurück, ne, man etc.

 

18. Wenn man so eenen Minister sich früher dem

Der wäre an de Beene ufjehängt.

Immer'n Bisken zurück, immer'n etc.

 

19. Die Literaten, det sind doch Hallunk'n.

Meine Papier sind um die Hälfte jesunk'n! I

Immer'n Bisken zurück, immer'n etc.

 


20. Un wenn die Zucht nu nich balde ufhört,

Denn sind sie am Ende jar nischt werth,

Jott, man immer zurück, Jott, man etc.

 

21. Keen Jeld und Allens in Samm't un in Tafft,

Det nennen sie nu: Errungenschaft!

Ne, man immer zurück, ne, man etc.

 

22. Die Juden, die haben des jrößte Maul,

Die ihre Jesinnung is oberfaul.

Ne, Herrjees, man zurück, ne, Herrjees etc.

 

23. Je 'n Adel wagen sie sich ooch die Hep-Hep's,

Am Ende, da werden wir noch Alle nischt als Plebs!

Ne, man immer zurück, ne, man etc.

 

24. Der Bundesdag hat uns nich vieljenützt,

Aber er hat uns doch vor des Volkjeschützt.

Immer'n Bisken zurück, immer'n etc.

 

 

25. Des Parlament da in Frankfurt am Main,

Des bild't sich 'ne Menge leschichten ein. I

Immer'n Bisken zurück, immer'n etc.

 

26.  An des, was ein Kaiser janz alleine kann,

Da arbeiten 700 Arbeiter dran!

Ne, man immer zurück, ne, man etc.

 

27.  Für unsere Diäten kurieren sie uns jetzt,

Und Wir sind dabei uf Diät jesetzt.

Jott, man immer zurück, Jott, man etc.

 

 

28. Den Deutschmachem soll et aber doch nich jeling'n,

Deß sie mir um mein Vaterland bring'n!

Ne, man immer zurück, ne, man etc.

 

29. Mit de beeden Lippe'n mag det woll jehn-

Aber Uns soll man keene Nase ni eh drehn!

Ne, man immer zurück, ne, man etc.

 

30. Meine Frau, die betet noch monarch'scher als ich:

Lieber Jott, schick' uns wieder den Mettemich!

Jott, man immer zurück, Jott, man etc. I

 

31. Meinen ält'sten Jungen jab ick jestem einen Schupps,

Die Demokreete jeht ooch schon in de Clubbs.

Ne, man immer zurück, ne, man etc.

 




32. "Verjessen Sie nich, deß et Fürstenjibbt!"

Sonst wird die Paulskirche umjekippt!

lmmer'n Bisken zurück, immer'n etc.

 

33. Hätt'n wir nich noch des jute Milletair,

Wir hätten keene jute Hoffnung mehr.

lmmer'n Bisken zurück, immer'n etc.

 

34. Nach Rußland seh' ick noch mit Vertrau'n,

Det kann uns noch 'mal die Jacke vollhau'n.

lmmer'n Bisken zurück, immer'n etc.

 

35. Un kurz, die Freiheit, die hab ick nu dick!

Nu jeh‘ ich immer en Bisken zurück.

 

 

 

        Texte         Immer’n bisken zurück

 (Parodie Adolf Glaßbrenner 1848)

Adolf Glaßbrenner (1810-1876)

Neuer Gesang des deutschen Michels.

Mel Immer langsam voran etc.

 

        Mélodie Immer langsam voran

.

Le texte

 

Le texte est une parodie du chant railleur „Immer langsam voran – Toujours lentement en avant“, qui se moquait des milices de village, ici fictivement «Krähwinckel- Coin des poules »,qui correspond au français Trifouilly les Oies.

 Je donne ci-dessous le texte de ce chant.

Le cadre de cette parodie est la Révolution de 1848 en Allemagne, conséquence de celle de France de la même année, lancée par les libéraux allemands,mais qui échoua devant la répression parfois dure et sanglante des princes.

 Il est fait allusion au Parlement de Francfort sur le Main, qui siégeait dans l’église protestante St Paul.

 Le personnage représenté avait accueilli favorablement la République, mais il aimait aussi son roi et le regrettait déjà. Il décrit tous les ennuis que la République a introduits et voudrait voir revenir Metternich, qui avait créé cette restauration en Allemagne, qu’il appelle d’ailleurs la réaction.

 

 

 

Texte original de

 

Immer langsam voran, Immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Das Marschier´n, das nimmt auch gar kein End´

das macht, weil der Hauptmann die Landkart´ nicht kennt

 

Immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Herr Hauptmann, mein Hintermann geht so im Trab,

er tritt mir beinah die Hacken ab.

 

Immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Hat denn keener den Fähnrich mit Fahne gesehn?

Man weess ja gar nicht, wie der Wind thut wehn.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Kleener Tambour, strapazier doch die Trommel nicht so sehr!

Allweil sind die Kalbfell so wohlfeil nicht mehr.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Unser Hauptmann ist ´n gar braver Mann,

nur schad, dass er das Pulver nicht vertragen kann.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Der Herr General hat doch die meiste Courage,

wenn’s schiesst, versteckt er sich hinter die Bagage.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Bei Lützen, da ist ‘ne Bombe geplatzt,

potz Wetter, wie sind wir da ausgekratzt.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Denn wenn so´n Beest am End’ eenen trifft,

hilft eenen der ganze Feldzug nischt.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Da lob’ ich mir so ‘nen bayrischen Kloss,

so ‘n Ding geht doch so leicht nicht los.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

An der Katzbach verloren wir kein’n einzigen Mann,

das macht, wir kamen nach der Schlacht erst an.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Bei Leipzig, in der grossen Völkerschlacht,

hätt’n wir beinah’ einen Gefang’nen gemacht.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

In der Festung, da war’s doch gar zu schön,

dort konnt’ man den Feind durch die Gucklöcher sehn.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Nun marschieren wir gerade nach Paris hinein,

dort, Kinder, soll das Rauchen nicht verboten sein.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Ach Gott, wie wird’s uns in Frankreich ergehn!

Dort soll ja kein Mensch das Deutsche verstehn.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Die Franzosen schiessen so in das Blaue hinein;

sie bedenken nicht dass da könnten Menschen sein!

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Am Ende gehn wir noch nach Spanien hinein,

da soll der Schnaps ganz bitter sein.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Reisst aus, Kameraden, reisst alle, alle aus,

dort steht ein französisches Schilderhaus.

 

Nur immer langsam voran, immer langsam voran

dass die Krähwinkler Landwehr nachkommen kann.

Jetzt, Bauern, kocht’s Knödel und Hirsebrei;

wenn die Landwehr kommt, wird sie hungrig sei’.

Nur immer lustig voran, immer lustig voran!

dass mer brav in die Knödel einhauen kann

 

Text und Musik: Verfasser anonym , seit 1813 (?) verbreitet

u.a. in: Allgemeines Deutsches Kommersbuch (1858) — Deutscher Sang (1903) — Gesellenfreud (1913) —

andere Variante der ersten beiden Zeilen: ” Nur immer langsam voran, immer langsam voran / daß der Krähwinkler Landsturm nachkommen kann “

 

Medien: Allgemeines De

 


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