« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

Epiphanie
Dimanche 2 janvier 2010
La gloire du Seigneur
Jean 1, 15-18
Chers amis,
En ce jour d’Epiphanie, nous célébrons l’apparition de Dieu en ce monde. Dieu, qui était invisible auparavant, s’est révélé aux humains en son fils Jésus Christ. L’invisible Dieu sort de sa sphère mystérieuse et se donne à voir.  Jean décrit cet événement  comme suit: Au commencement était la parole, et la Parole était Dieu. Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.
De tous temps, l’être humain était habité par le désir de voir Dieu, pour pouvoir décrire son caractère, pour dévoiler son secret. De tous temps, il y avait des personnes qui se sont mis à chercher le sens de la vie. De nos jours aussi, il y a beaucoup de personnes qui cherchent Dieu, qui s’intéressent aux questions fondamentales de la vie : D’où viens-je ? Où vais-je? Quel sens donner à la vie?
L’intérêt aux questions religieuses est grand. Nombreux sont ceux qui ressentent un grand vide dans leur vie, qu’ils n’arrivent pas à compenser par les biens matériels accumulés. Il y en a qui font un bilan de leur vie en disant : Une maison, une belle voiture, deux semaines de vacances par an au Mallorca, est-ce tout ce qui me réserve la vie ? La vie, n’est-elle pas plus que le travail, l’argent, le succès, le plaisir ?
Beaucoup de personnes de notre société ont faim, faim de foi, faim de Dieu, faim d’amour, une faim spirituelle qui dépasse notre monde matérialiste. Nos églises, par contre, semblent ne pas pouvoir rassasier cette faim. Nos concitoyens préfèrent aller dans les librairies ésotériques pour trouver des réponses à leur vide, pour satisfaire leur manque. Rares sont ceux qui retrouvent le chemin à l’église pour y tenter leur chance. Les réponses que nos églises donnent par rapport à Dieu ne semblent plus atteindre les personnes.
Des sectes, des gourous religieux ainsi que des méthodes de méditation asiatiques attirent beaucoup plus du monde que nos paroisses. Nos concitoyens se méfient de plus en plus de ce qui est à leur portée et se laissent séduire par ce qui vient de loin, ce qui est un peu exotique et étranger.
Mais je doute que ceux qui sont enthousiasmés pour le bouddhisme, connaissent réellement cette philosophie. Les gens de l’ouest ont tendance de mal interpréter la doctrine de la réincarnation par exemple. Quand on s’intéresse vraiment à la sagesse bouddhiste il ne suffit pas de regarder une discussion télévisée avec le Dalai Lama.
Il en va de même pour le grand nombre des personnes qui font confiance aux livres qui donnent des conseils philosophiques et psychologiques. Souvent ils ne contiennent que des banalités qui ne mènent pas très loin. On cherche son bonheur en s’épanouissant personnellement, on se sent plus libre et émancipé en se disant athée.
Je  ne voudrais pas montrer du doigt les autres sans aussi remettre en question nos différentes manières d’approches de Dieu. Car dans la pratique de la foi chrétienne, il y a aussi des formes de piété et de spiritualité qui risquent  de déformer notre regard sur Dieu, qui ne facilitent pas la rencontre avec Dieu mais qui l’empêchent même. Car il n’y a pas que des pratiques de la foi qui sont salutaires et libératrices, qui nous aident à vivre, mais il y en a aussi qui peuvent nous rendre malades et dépendants.
D’ailleurs, est-ce que l’humain est réellement capable de trouver le chemin à Dieu par ses propres forces ?  N’est-ce pas orgueilleux de croire pouvoir reconnaître Dieu et de trouver le sens de notre vie ? L’exhortation que Dieu adressa à Moise, ne vaut-elle plus pour nous, disant : « Tu ne pourras pas voir ma face car l’homme ne peut me voir et vivre » ! (Exode 33, 20)
Que nous cherchons Dieu à l’aide des méthodes de méditation asiatiques, ou à l’aide de notre raison, par la philosophe ou la théologie, une chose est certaine : Personne n’a jamais vu Dieu. Personne ne pourra jamais le voir ! Notre réflexion est partielle, notre savoir est partiel, notre foi est partielle. Tout ce que nous disons sur Dieu est partiel.
Dieu, le créateur, n’a pas prévu que l’être humain puisse le voir ou reconnaître. La connaissance de Dieu n’est pas prévue dans le projet divin de la création. La connaissance de Dieu n’est pas une option pour l’homme qu’il puisse choisir, qui relève de ses capacités. C’est pourquoi, Dieu se fait connaître à l’homme. Et cela est une œuvre de la grâce de Dieu.  
Dieu se fait connaître à nous. Il se révèle au monde.
Et nous voilà arrivés au cœur du message de Noël : Dieu s’est fait homme. Il s’est incarné en son fils Jésus Christ. Dieu vient à nous dans ce petit enfant dans la crèche. Il apporte l’amour et la vérité. Il nous donne une raison d’espérer et de nous réjouir.
Jésus Christ, le fils de Dieu, vient pour nous montrer le visage de Dieu, il vient pour nous révéler le caractère de Dieu. Il nous fait la grâce de connaître Dieu. En lui et par lui, nous pouvons connaître Dieu. Si nous voulons voir Dieu, regardons donc Jésus.
Il peut nous donner une orientation pour notre vie afin de la remplir de sens. Beaucoup de personnes se sont orientées à l’image du Christ et témoignent dans la bible de leurs expériences qui ont enrichi leur vie. La bible nous rappelle la bonne volonté de Dieu pour tous les peuples. Elle nous montre la route et nous indique le chemin. Elle nous invite à vivre dans la paix avec nous-mêmes, avec autrui, avec la nature ainsi qu’avec Dieu.
Certains d’entre vous ont fait peut-être des projets pour cette nouvelle année. Un de ces projets pourrait être de se prendre un peu plus de temps pour la lecture de la bible afin de connaître Dieu de mieux en mieux.
Une meilleure connaissance de la parole de Dieu nous aidera également à faire face à la critique de la religion chrétienne. Quand les doutes nous rongent, quand la foi chrétienne est remise en question, quand elle est ridiculisée ou attaquée, nous ne devrions pas nous taire, mais nous faire porte-parole pour la défendre.  
En chrétiens, soyons conscients du fait que nous ne pourrons pas représenter la foi chrétienne dans notre quotidien de façon crédible sans nous orienter constamment à la parole de Dieu.
Car, chers amis, notre foi chrétienne ne peut convaincre, que si elle reflète la liberté et l’amour que Dieu nous donne ; et si elle apporte un peu plus de paix et de justice dans ce monde.
Amen.
Heinrich HOFFMANN, Forbach
Cantiques:
ARC 310; ARC 311; EG 66,1-3

¼ Service des Lecteurs – SL – 1 – 02.01.2011 Heinrich HOFFMANN

 
Epiphanias – Johannesevangelium 1, 15-18
Liebe Gemeinde!

Wir feiern heute  „Epiphanias“, das Fest der Erscheinung Gottes auf Erden. Wir freuen uns darüber, das der unsichtbare Gott, der Gott, den noch niemals ein Mensch von Angesicht zu Angesicht gesehen hat, sich in seinem Sohn Jesus Christus allen Menschen offenbart hat. Der unsichtbare Gott tritt aus dem Dunkel heraus und gibt sich uns zu erkennen. Johannes drückt dies zu Beginn seines Evangeliums folgendermaßen aus: „Und das Wort ward Fleisch und wohnte unter uns, und wir sahen seine Herrlichkeit, eine Herrlichkeit als des eingeborenen Sohnes vom Vater, voller Gnade und Wahrheit.“
Zu allen Zeiten hatten die Menschen den Wunsch, Gott zu sehen, sein Wesen zu beschreiben, das Geheimnis, das ihn umgibt, zu lüften. Zu allen Zeiten gab es Menschen, die nicht müde wurden,  den Sinn des Lebens zu ergründen. Und auch heute noch begegnen wir vielen Menschen, die nach Gott suchen, die sich unablässig mit den Grundfragen des Lebens, den Fragen nach dem woher, wohin und wozu des Lebens, beschäftigen.
Das Interesse an religiösen Fragen ist so groß wie schon lange nicht mehr. Immer mehr Menschen fühlen in ihrem Leben eine große Leere, die sich durch das Anhäufen noch so vieler materielle Güter nicht füllen lässt. Viele Menschen sagen sich: Ein eigenes Haus, ein schönes Auto und zwei Wochen Urlaub auf Mallorca, das kann doch nicht alles sein im Leben? Das Leben muss doch mehr sein als Arbeit, Geld, Spaß und Erfolg. Der Hunger nach etwas, das unser menschliches Leben übersteigt, der Hunger nach Glaube, Gott und Spiritualität ist da, doch leider scheinen unsere Kirchen nicht in der Lage zu sein, diesen Hunger zu stillen. Der religiöse Boom unserer Tage lässt sich eher  an den gestiegenen Auflagen von Büchern der esoterischen Fachrichtung ablesen, als an den Teilnehmerzahlen  unserer Gottesdienste und Bibelstunden. Die Antworten unserer Kirchen auf die Frage nach Gott sind offensichtlich nicht gefragt. Sekten, religiöse Gurus aber auch fernöstliche Methoden der Meditation stehen da schon weit höher im Kurs. Die Menschen neigen heutzutage ja mehr denn je  dazu, das nahe liegende zu missachten und sich durch das Fremde, Exotische blenden zu lassen.
Wer von all denen, die hier bei uns von buddhistischer Weisheit schwärmen, hat sich überhaupt schon einmal näher mit den Grundaussagen dieser Religion beschäftigt? Es ist ein Irrtum zu glauben, ein medienwirksamer Fernsehauftritt des Dalai Lama, gepaart mit einigen guten Ratschlägen zum Glücklichsein, würden uns ins  Zentrum der buddhistischen Philosophie hineinführen.
Ähnlich verhält es sich auch mit dem großen Vertrauen, das viele Menschen philosophischen und psychologischen Ratgebern entgegenbringen. Auch hier bewegen sich viele Bücher auf dem Niveau banaler Allerweltsweisheiten. Ein wenig Atheismus gepaart mit dem Lobpreis von Emanzipation und Selbstverwirklichung werden uns als Weg zum Glück verkauft.
Ich möchte jedoch nicht nur mit dem Finger auf andere zeigen, sondern auch unsere eigenen, christlichen Versuche, Gott zu finden,  einmal kritisch unter die Lupe nehmen. Auch bei uns begegnen wir immer wieder Formen von Frömmigkeit und Spiritualität, die den  Blick auf Gott nicht schärfen sondern viel eher verstellen. Es gibt leider nicht nur einen Glauben, der Horizonte öffnet und Menschen „heil“ macht, sondern auch einen Glauben der krank macht, das Leben einengt und erstickt.
Doch, so frage ich mich, ist es nicht vielleicht überhaupt ein Irrweg zu glauben, dass wir Menschen aus eigener Kraft in der Lage seien, Gott zu erkennen, den Weg zu ihm zu finden, den Sinn unseres Lebens zu erkennen. Gilt für uns alle zunächst einmal nicht die Warnung Gottes an Mose:  "Mein Angesicht kannst du nicht sehen, denn kein Mensch wird leben, der mich sieht." (Exodus 33, 20)
Ob es nun fernöstliche Methoden der Meditation, ob es nun verschiedene  Formen von Philosophie oder Theologie sind, zunächst sollten wir uns einmal sagen lassen:
Niemand hat Gott jemals gesehen! Niemand kann Gott jemals sehen! Unsere Meditation ist Stückwerk! Unser Erkennen ist Stückwerk! Unser Glaube ist Stückwerk! Unser menschliches Reden von Gott ist Stückwerk!
Wir Menschen wurden von Gott  nicht so geschaffen, dass wir in der Lage wären, Gott  in unserem Leben auf dieser Erde zu sehen. Gotteserkenntnis ist im göttlichen Schöpfungsplan nicht vorgesehen. Gotteserkenntnis ist keine Möglichkeit des Menschen sondern ein unverdientes Gnadengeschenk Gottes.
Gott hat sich nämlich für einen anderen Weg entschieden. Da es nicht möglich ist, dass wir Menschen Gott mit unseren eigenen Augen sehen, erkennen, ist es umso wichtiger, dass Gott uns sieht, dass Gott sich uns zu erkennen gibt.
Und somit wären wir heute, am Epiphaniastag wieder bei der  Botschaft des Weihnachtsfestes angelangt!
 Gott sieht uns! Gott wird Mensch!  In dem Kind in der Krippe  kommt Gott selbst zu uns mit seiner Liebe und Wahrheit. In ihm verspricht er uns Hoffnung und Friede. Jesus Christus, der Sohn Gottes, derjenige also, der Gott am besten kennt, sorgt dafür, dass auch wir Gott erkennen können,  dass wir Orientierung für unser Leben gewinnen können. Wenn wir Gott sehen wollen, müssen wir auf Jesus Christus schauen.

Und das, was uns Jesus Christus von Gott vermitteln will, finden wir wiederum in der Heiligen Schrift. Wie die Kinder, die am Weihnachtstag ihre Geschenke bestaunen, sollten auch wir uns immer wieder von neuem Zeit nehmen, all die vielen guten Gaben zu bedenken, die Gottes Wort für uns bereit hält.
Und immer dann, wenn es ernst wird, wenn unser christlicher Glaube, von wem auch immer, in Zweifel gezogen wird, kritisch hinterfragt wird, dürfen wir uns nicht einfach still und heimlich aus der Verantwortung stehlen, sondern müssen für diesen Glauben auch einstehen und ihm eine Stimme geben.
Als Christen muss uns immerzu bewusst sein, dass wir nur dann  das Christentum  glaubwürdig vertreten können, wenn wir unser Leben Tag für Tag an den guten Ratschlägen ausrichten, die die Heilige Schrift für uns bereithält.
Denn, liebe Gemeinde, unser Glaube wirkt nur dann überzeugend, wenn Menschen unsere christliche Religion, unsere christlichen Kirchen als einen Ort erleben, in dem Freiheit, Gerechtigkeit und Liebe regieren.
Amen.

Visiteurs en ligne

122289
Aujourd'huiAujourd'hui238
HierHier337
Cette semaineCette semaine575
Ce moisCe mois6113
Tous les joursTous les jours1222895
Template by JoomlaShine