« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018


6ème Dimanche après la Trinité

Vivre le baptême

Dimanche 23 juillet 2006

Actes 8/26-39 (40)

(Série de Prédication IV (Predigtreihe IV) : nouvelles épîtres)

 
A. Qui sont les deux hommes dont on nous parle ?

1.   Le premier est Philippe. C’est un diacre de Jérusalem. Il avait quitté cette ville à cause de la grande persécution qui était tombée sur les chrétiens là-bas. Et il circulait, prêchant l’Evangile, malgré le risque d’être arrêté. Il était d’abord parti vers le Nord, en Samarie, et y avait converti des gens. Maintenant, «  un ange du Seigneur l’envoie vers le midi, sur la route qui va de Jérusalem à Gaza. Et là, il est en plein désert, et se demande sûrement ce que le Seigneur attend de lui ! Mais il n’attend pas longtemps :
 
2. Le deuxième homme de l’histoire paraît : l’eunuque éthiopien. Qui est-il ?

 C’est un éthiopien, donc quelqu’un qui vient de très loin, d’un pays au Sud de l’Egypte. C’est un personnage important : il est l’intendant des biens de la reine, qui s’appelle Candace, le ministre des finances. Il est riche, il a une voiture, des serviteurs. C’est un noir, les éthiopiens étant de cette race.
    Au fait, que faisait-il là ? Il était venu à Jérusalem « pour adorer », c’est-à-dire pour participer au culte du Temple et « servir » Dieu, lui apporter ses prières et ses offrandes, et probablement aussi celles de sa reine.
   Si nous avons bien compris, il était juif. Un juif noir ? Eh oui, il y avait des Juifs noirs en Ethiopie, il y a encore quelques groupes aujourd’hui. Les Israéliens en ont amené quelques milliers en Israël, il y une vingtaine d’années. Personne ne sait comment ces noirs sont devenus juifs, mais une chose est sûre : ils sont juifs, reconnus par le rabbinat de Jérusalem.  
 Et maintenant cet homme retourne dans son pays, par la route de Jérusalem à Gaza, qui se prolonge vers l’Egypte. C’est une route d’importance mondiale, parce qu’elle relie Babylone, à l’Est, à Memphis, la capitale de l’Egypte. Et elle continue jusqu’en Ethiopie, en longeant le Nil.

3.   Que faire pendant un long voyage ? On lit !

   L’Ethiopien lisait à voix haute, selon l’habitude du temps : c’est pour cela qu’en grec et en latin, le mot « lire » et le mot « parler » est le même : lego ! Il lit un extrait du prophète Esaïe. C’est ce qu’entend Philippe au bord de la route, quand le char passe devant lui. Et Philippe lui crie : « Eh, toi là-haut, comprends-tu ce que tu lis ? » Et l’Ethiopien répond simplement : « Non ! Mais si quelqu’un m’explique, certainement !» Et il invite Philippe à monter et à lui expliquer le texte.

B.   Qu’est-ce que Philippe va lui expliquer ?

      Réponse : Qui est le Serviteur souffrant.
      En effet, il lit : « Il a été conduit à la boucherie comme une brebis, comme un agneau muet devant son tondeur, il n’a rien dit. Et on lui a enlevé la vie. » Il s’agit du Serviteur souffrant, dont nous parle Esaïe.

     « Qui est ce Serviteur souffrant », demande l’Ethiopien ? Philippe répond : « C’est Jésus de Nazareth ! » « Et il lui annonça la Bonne nouvelle de Jésus », raconte le texte. Philippe va donc, en quelques heures de voyage sur ce char, expliquer à l’Ethiopien qui est Jésus, ce qu’il a dit, fait, ses miracles, comment il est mort pour nous, puis ressuscité, comment il est monté aux cieux, et comment il est devenu le Seigneur. Et que ce Seigneur a dit à ses disciples : « Allez dans le monde entier, faites des disciples, et baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ! »

 C.  Mais au fait : Pourquoi nous raconte-t-on cette histoire aujourd’hui ?


 1.  Parce qu’aujourd’hui, c’est le dimanche du Souvenir du Baptême.
On l’appelle aussi « Mémorial du Baptême ». On se souvient qu’on a été baptisé, on en fait mémoire, comme on dit. Vous rappelez-vous comment vous avez été baptisé ? Sûrement pas, puisque vous étiez probablement de tous petits enfants. Si, quelqu’un, là ? Levez la main ! (Au cas où quelqu’un lève la main, lui donner la parole pour un témoignage, un récit de son baptême)

 2.  Et parce que le baptême de l’Ethiopien est le seul à être raconté avec autant de détails dans la Bible,
à côté de celui de Jésus. Et surtout parce que le baptême de Jésus et celui de l’Ethiopien sont les modèles de notre baptême.

       Nous sommes baptisés d’après le modèle de Jésus : avec de l’eau et avec le Saint-Esprit. Rappelez-vous, Jésus a été baptisé par Jean dans le Jourdain. Et celui-ci raconte que le Saint-Esprit descendit sur lui comme une colombe.
       Et par le baptême, nous sommes adoptés pour enfant par Dieu. Rappelez-vous : quand Jésus sort de l’eau, on entend la voix de Dieu : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection ». Toi aussi, tu es un fils de Dieu, une fille de Dieu, en qui Dieu met toute son affection !
       Nous sommes baptisés d’après le modèle de l’Ethiopien : après son catéchisme, qui n’a duré que quelques heures d’ailleurs, mais fut solide, l’Ethiopien demande : « Qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? ». Et Philippe lui répond : « Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible ». L’Ethiopien répond : « Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu ».
      Le ministre éthiopien de la reine Candace confesse  à son baptême sa foi toute nouvelle, comme chaque chrétien le fait. Lorsque le baptisé est en âge de raison, il dit la confession de foi lui-même, à haute voix, devant l’assemblée. S’il est trop jeune, ses parents, ses parrains et marraines le disent à sa place, soit seuls, soit avec l’assemblée.
       La plus ancienne de ces confessions est ici, dans l’histoire de l’Ethiopien. Entre temps, vers l’an 150 après J.C., les chrétiens, à Rome probablement, ont écrit le « Symbole des Apôtres », que nous connaissons bien, puisque nous le récitons très souvent. 
 
D.  Aujourd’hui, nous nous souvenons de notre baptême :


 a. que votre baptême devienne vivant pour vous :

         Si nous avons des souvenirs flous, faisons-nous raconter comment cela s’est passé : votre baptême deviendra une chose vivante pour vous. Un jour au catéchisme, pendant qu’on parlait du baptême, un enfant a dit au pasteur : « Le pasteur m’a versé de l’eau sur la tête, je me rappelle ! » Il ne pouvait rien se rappeler, étant trop jeune, mais comme on le lui avait raconté et montré les photos, c’est comme s’il s’en souvenait avec précision : son baptême était devenu vivant !

 b. que votre confession de foi devienne vivante pour vous :

         « Je crois que Jésus-Christ est le Seigneur ». Peux-tu dire cela : « Jésus-Christ est le Seigneur, mon Seigneur ?». Celui qui m’a sauvé. Mais aussi le chef : le Seigneur, c’est celui qui commande. Le Christ commande-t-il dans ta vie ? Où un autre est-il ton Maître ?
         « Souvenir du Baptême, Vivre le Baptême », dit le thème de ce 6e dimanche après la Trinité. Souviens-toi que Jésus est ton Maître, puisqu’il est ton Sauveur. Et que lui dirige ta vie, comme il a dirigé celle de l’Ethiopien, qui « tout joyeux, poursuivit sa route. »   Amen.

Yves KELER, pasteur

 Chants :

Ps 67 : NCTC 67, ARC 67, ALL 67 A ou B
Christ, tu es remonté des eaux    NCTC 227
Jésus reçoit le baptême au Jourdain  ALL 23/12
Prédication
Je t’appartiens par le baptême  ABD 534, ALL 23/08
Seigneur, tu m’attends à cette heure  NCTC 228, ALL 23/07
Sortie : L’enfant qui nous arrive ALL 23/15, 5

 

 

PREDICATIONS DU SERVICE DES LECTEURS DE L'UEPAL

Ces prédications sont fournies par le Service des Lecteurs de l'UEPAL.

Ce service a été dirigé par le pasteur Georges HUFFSCHMITT de Wingen-sur-Moder
puis 67290 VOLKSBERG (tél O3.88.01.55.41, courriel: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.),
jusqu'en 2009.

A partir de cette année 2010, Mme Esther LENZ, de 67360 MORSBRONN-LES-BAINS
(tél: 03.88.90.07.02, courriel: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) reprend la direction.

Le Secrétariat est assuré par Madame Suzanne LOEFFLER,
au Secrétariat de la Paroisse de 67340 INGWILLER
(tél: 03.88.89.41.54, courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

   

 

 

 

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