« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018


22ème Dimanche après la Trinité

Notre dette envers Dieu

Dimanche 23 octobre 2005

Matthieu 18, 15-20


( Série de Prédication III (Predigtreihe III) : nouveaux évangiles )

Trois démarches sont nécessaires, voire indispensables, pour l’épanouissement de l’église et l’approfondissement de notre foi.
1.    Une démarche de pardon
2.    Une démarche vers les autres pour prier
3.    Une démarche avec les autres à la rencontre du Christ

Le pardon prend une place très importante dans toute communauté de chrétiens. Or, nous savons tous combien de conflits peuvent éclater entre nous. Combien les relations avec d’autres peuvent être difficiles, à commencer dans la vie du couple et de la famille, mais aussi des problèmes de voisinage et de collègues peuvent empoisonner notre vie. Malheureusement il en est de même dans nos églises où les difficultés de la vie communautaire sont nombreuses : les brouilles, les malentendus, mais aussi des disputes de tout genre peuvent envenimer la vie de nos communautés.

«  Si donc ton frère a péché, va le trouver et fais lui des reproches seul à seul » (v15).
Surtout pas de calomnies, ce malin plaisir de répandre les fautes d’autres autour de soi. C’est le pire danger qui nous guette tous, car c’est une réaction tellement humaine. Parle lui, seul à seul, dans un ton fraternel qui ne cherche pas à faire des reproches, mais à gagner ton frère, ta sœur, en écartant tout ce qui ne va pas entre vous.

Or cela n’est pas toujours possible. Alors on cherchera quelques témoins, - on dirait aujourd’hui peut-être un médiateur -, à partir de leur position neutre ils tacheront de trouver un accord entre les deux antagonistes. Quelquefois cependant il sera nécessaire de s’expliquer devant la communauté toute entière, mais cela encore devra se faire dans un esprit bien fraternel. Notre passage n’exclut cependant pas que le fautif pourra être écarté pour ne pas causer davantage de torts. L’essentiel c’est que la vie de la communauté, nos paroisses, nos groupes d’étude, puissent s’épanouir dans un esprit de paix et de compréhension réciproque, dans un esprit de prière aussi, et nous en venons là à notre deuxième démarche.

Une démarche vers les autres pour prier ! Or nous ne prions pas beaucoup, souvent mal et avec peu de foi. Certes il est bien de prier seul, mais Jésus insiste sur l’importance de la prière en commun : « Si deux d’entre vous se mettent d’accord pour prier » (v19). Or où sont les familles qui se réunissent pour la prière en commun ? Où existent dans nos paroisses des groupes de prière ? Heureusement il y en a mais ils ne sont guère très nombreux. Il s’agit donc d’une démarche à entreprendre, à réapprendre pour rencontrer les autres, les frères et les sœurs, pour prier en commun. C’est à partir de ces cellules de prière que nos églises peuvent vivre un renouveau, car là, comme nous le verrons plus loin, le Seigneur est présent.
Mais la prière a-t-elle un sens ? Nos prières sont-elles exaucées ? Ces questions nous sont souvent posées et nous tourmentent peut-être, mais pourtant Jésus a dit : « Si deux se mettent d’accord, cela leur sera accordé par mon Père qui est dans les cieux » (v19). Certes nombreux sont ceux qui ont l’impression que leur prière n’a pas été exaucée et souvent ont beaucoup de peine à le comprendre, mais Jésus nous dit bien : «  Demandez et on vous donnera » (Matthieu 7,7). L’essentiel dans nos prières c’est que nous y rencontrons notre Seigneur. C’est bien là notre troisième démarche.

Aller vers vos frères pour rencontrer le Christ.
Jésus en effet ajoute : «  Car là où deux ou trois sont réunis en mon nom je suis au milieu d’eux » (v20). Car notre Seigneur n’est pas quelque part, bien loin dans l’univers, il nous dit : «  Voici je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28,20)

Retenons dans ce verset deux mots : Réunis. Il y a donc de notre part une démarche à faire les uns envers les autres pour nous rencontrer. Il n’est pas question ici d’un grand nombre, deux ou trois, dit Jésus. Le Seigneur ne dédaigne pas les petits groupes pour rechercher une grande foule. C’est une consolation pour tous ceux qui souffrent du nombre souvent restreint que nous arrivons à réunir. Le deuxième mot important, en mon nom. Le nom dans la Bible est souvent plus qu’un simple patronyme, il sous-entend la présence même de Jésus. Réunis autour du Seigneur pour écouter sa parole et pour prier est la condition qui assure la présence du Christ. L’église a toujours fait fausse route en annonçant autre chose que la parole de son Seigneur. Jésus est au milieu des siens lorsque sa parole est proclamée et qu’il les invite pour la sainte cène à sa table.

Jésus est surtout présent par le Saint Esprit, qu’il promet et envoie aux siens pour les affermir dans la foi et en faire des témoins de son salut.

Trois démarches donc qui toutes les trois sont indispensables. Elles nous rapprochent de Jésus-Christ notre Seigneur et elles affermissent la communion entre chrétiens. Car un chrétien ne peut pas rester seul. Il a besoin des autres qui partagent le même but et qui avancent sur la même route.  AMEN.

            Christophe BIRMELE, pasteur

Cantiques :    

        NCTC      280    1-3    Seigneur accorde-moi d’aimer
        ARC        607    1-3
        NCTC      303    1-3    J’ai soif de ta présence
        ARC        626    1-3

Lectures :    Epître :    Phil. 1, 3-11
        Evangile :    Matthieu 18, 21-35

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