« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

1er Dimanche après la Trinité

Apôtres et prophètes

Dimanche 29 mai 2005

Jean 5, 39-47

(Série de Prédication III (Predigtreihe III) : nouveaux évangiles)

Chers amis,

Quelle importance accordons-nous à la Bible dans notre vie ? – Sur son lit de mort, le romancier Walter Scott, l’auteur d’Ivanhoé, de Quentin Dur Ward, etc…dit à sa fille : « Apporte-moi le livre. » - « Lequel ? » demanda la fille, et le mourant dit : « Il n’y en a qu’un. » Sa fille le comprit et apporta à son père sa Bible, toute abîmée par l’usage. Par ces mots « il n’y a qu’un livre », le célèbre romancier plaça la Bible au-dessus de tous les livres que la littérature mondiale a pu produire et qui remplissaient les rayons de son immense bibliothèque. Nous pourrions encore citer bien des poètes et des écrivains qui avaient pour la Bible cette haute estime. Victor Hugo, par exemple, n’en est pas le moindre. Il disait : « Il y a un livre qui contient toute la sagesse humaine éclairée par toute la sagesse divine, un livre que le peuple appelle « Le Livre », la Bible… Ensemencez les villages d’évangiles. Une Bible par cabane.
Mais, cette Bible, qu’est-elle pour nous, chers amis ? Est-ce que nous aussi, nous voyons toujours en elle le Livre au-dessus de tous les livres ? Est-ce que nous la lisons toujours attentivement, comme ces pharisiens et ces scribes, dont Jésus dit : « Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle » ?  - Ou pourrait-il nous arriver, à nous aussi, ce qui arrive à ce vieux couple qui préparait la cérémonie des Noces d’Or ; au moment d’ouvrir leur Bible de mariage pour dire au pasteur quel avait été leur texte de mariage, le mari s’exclama : « Cela fait 50 ans que nous avons cette Bible, et nous n’avons jamais remarqué, que certaines pages ne sont pas imprimées ! » - Oui, chers amis, quel rôle, la Bible joue-t-elle dans notre vie ?

Notre intérêt pour la Bible est parfois un peu ravivé, quand nous entendons, que les Israéliens parcourent aujourd’hui leur pays, la Bible à la main, pour rechercher dans le désert du Néguev des puits ensablés depuis des siècles ; mais, des puits, dont il est dit dans la Bible, qu’ils furent creusés par les patriarches Abraham, Isaac ou Jacob. Et parfois ils les retrouvent. Et notre étonnement n’est pas moins grand, quand nous apprenons, que des savants ou des archéologues sont obligés de recourir à la Bible, pour identifier telle ou telle ville du Moyen-Orient, dont ils viennent de découvrir les ruines enfouies sous le sable durant des millénaires.

Mais, après tout, cela peut nous paraître évident, que les israéliens ou les israélites lisent la Bible ; n’est-elle pas, pour ainsi dire, leur plus ancien livre d’histoire et de géographie ?

Il est même à remarquer, chers amis, que la Bible est le seul entre tous les livres dits « révélés », qui soit autant lié à l’histoire ou à la géographie d’une partie du monde. Ni le Coran des musulmans, ni le Rig-Véda des hindous, ni le livre de Mormon, ni aucun autre livre sacré d’une religion quelle qu’elle soit, ne sont ancrés aussi solidement dans la géographie de la terre et dans l’histoire des hommes. Les auteurs comme Moïse, les psalmistes, les prophètes et les apôtres qui nous parlent dans la Bible de la part de Dieu, et qui ont vécu à des époques s’étendant au total sur plus de mille ans, ont été des hommes – et des femmes – qui avaient vraiment les pieds sur terre.

Il nous semble peut-être intéressant de lire la Bible comme un livre d’histoire ou de géographie ; mais, de là, à y chercher, comme le dit Jésus «  la vie éternelle », il y a quand même encore quelques pas à faire. Et, chers amis, ces pas, il nous faut absolument les faire, si nous ne voulons pas passer, comme ces pharisiens et ces scribes, à côté de l’essentiel, qui est de retrouver « la vie ».

Car, c’est justement dans le but de nous amener à la vie éternelle, que la Bible a été écrite. Nous donner envie de vivre pleinement, voilà le fil conducteur qui traverse toute l’Ecriture sainte, comme nous appelons aussi la Bible. C’est cet appel à la vie, qui en fait « Le Livre », et qui le place au-dessus de tout autre livre.

Ce mot « vie » revient 36 fois, rien que dans l’évangile de Jean. Le Dieu Vivant est aussi le Dieu de la vie. Et, si l’évangéliste parle de « vie » tout court et de « vie éternelle », sans faire de différence, il s’agit pourtant toujours, d’une vie qui a sa source en Dieu, mais qui ne coïncide pas tout à fait avec notre vie purement physique. Elle est d’un autre ordre. C’est la vie du monde à venir. Elle a ceci de particulier, qu’elle commence ici-bas, dès le moment où nous rencontrons le Christ et où nous croyons en sa parole. Elle commence ici-bas, mais elle ne s’arrête pas à nos cimetières.

Les jeunes Eglises du tiers-monde sont souvent beaucoup plus sensibles à cet aspect de la Bible que nous, chrétiens du monde occidental. Rappelons-nous la réponse de cet africain, à qui on avait proposé de choisir entre du pain et la Bible. Il a répondu : « C’est un choix impossible, car il nous faut absolument le pain pour pouvoir vivre, et il nous faut absolument la Parole de Dieu pour vouloir vivre. »
C’est cela, chers amis, l’envie de vivre et la joie de vivre de cette vie nouvelle, que la lecture attentive et sérieuse de la Bible nous fera découvrir en nous apprenant à connaître l’Eternel, le Dieu Vivant et ce qu’il a fait pour nous en son Fils Jésus-Christ.

La venue du Christ, l’Ancien Testament nous l’annonce prophétiquement, par exemple, par la bouche de Moïse qui, de la part de Dieu devait promettre à son peuple : « L’Eternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez. » Nous pourrions encore citer d’autres de ces prophéties de l’Ancien Testament, dont nous entendons généralement la récitation aux fêtes de Noël des enfants. Nous n’en citerons plus qu’une seule, celle du prophète Esaïe, qui prophétisait les souffrances et la mort du Christ pour le salut et la réconciliation avec Dieu, des hommes qui le méprisent et le rejettent : « Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. »
Les scribes et les pharisiens qui discutent avec Jésus, connaissaient tout cela. Et Jésus le reconnaît : « Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. » Et pourtant ces hommes passent à côté de l’essentiel : ils passent à côté de la vie qu’ils croyaient trouver. Et Jésus le leur dit : « Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. » Ils refusent absolument de voir en Jésus de Nazareth le Christ. Ils ne veulent pas voir en lui l’accomplissement des promesses de Dieu. Et pourtant les preuves sautent aux yeux. Notamment : le témoignage de Jean Baptiste, que Jésus leur rappelle ; les signes que Dieu pose en permettant à Jésus les guérisons des malades qui font appel à lui ; et leur propre attitude de rejet qui confirme les Ecritures qu’ils étudient seulement pour pouvoir briller les uns devant les autres, sans se demander ce que Dieu attend de leur étude. Ainsi s’est réalisé, à propos de la venue de Jésus, ce que l’évangéliste Jean déplore dès le début de son évangile :
Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu.

Mais, ce qui se réalise aussi, et cela jusqu’à aujourd’hui, dans la vie de tous ceux qui acceptent Jésus comme la clef de l’Ecriture sainte, et qui considèrent l’Ecriture sainte comme la porte vers Jésus, c’est qu’il leur donne, avec le pouvoir de devenir enfant de Dieu, aussi la vie éternelle. C’est Jésus, lui-même, qui, dans l’évangile de Jean résume ainsi la bonne nouvelle de la vie nouvelle que Dieu nous offre en Jésus-Christ : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que chacun qui croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. » Amen.
        

        Martin DEUTSCH, pasteur

Plan de la prédication :
-    Quelle importance la Bible a-t-elle pour nous ?
-    Livre d’histoire et de géographie, mais avant tout Parole de Dieu.
-    Le livre qui donne l’envie et la joie de vivre.
-    Le livre qui conduit à la vie éternelle en Jésus-Christ

Cantiques :            ARC            NCTC
36    36
505    222
610    266
506            221

 

PREDICATIONS DU SERVICE DES LECTEURS DE L'UEPAL

Ces prédications sont fournies par le Service des Lecteurs de l'UEPAL.

Ce service a été dirigé par le pasteur Georges HUFFSCHMITT de Wingen-sur-Moder
puis 67290 VOLKSBERG (tél O3.88.01.55.41, courriel: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.),
jusqu'en 2009.

A partir de cette année 2010, Mme Esther LENZ, de 67360 MORSBRONN-LES-BAINS
(tél: 03.88.90.07.02, courriel: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) reprend la direction.

Le Secrétariat est assuré par Madame Suzanne LOEFFLER,
au Secrétariat de la Paroisse de 67340 INGWILLER
(tél: 03.88.89.41.54, courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

   

 

 

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