« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018


16e Dimanche après la Trinité

Dimanche 19 septembre 2010

La grande consolation

2° Épître à Timothée 1, 5-14


Note du rédacteur : Le plan de lecture biblique nous propose comme texte les versets 7 à 10. pourtant en y regardant de près, les versets 5 à 14 forment un tout. Je propose donc de prêcher sur l’ensemble 5-14.

I

Un cantique bien connu (ARC 629) dit : « Ne laisse pas ma foi défaillir loin de toi. Viens en mon âme, et daigne chaque jour, Seigneur, de ton amour nourrir la flamme. »   Ce chant, Timothée aurait bien pu l’écrire en écho à l’exhortation que lui adresse son père spirituel Paul : « Je te rappelle de raviver, de renflammer, de maintenir en vie… le don de Dieu ! »  Ce don de Dieu, précise Paul, c’est la foi qui avait animé déjà la grand-mère et la mère de Timothée. C’est aussi la foi suscitée et validée dans le cœur de Timothée quand Paul lui donna la bénédiction avec imposition des mains : c’était au jour de son baptême, ou peut-être à l’occasion d’un envoi en mission. Cette foi est aussi le fruit de l’œuvre de l’Esprit de Dieu dans la vie de Timothée.

Une foi triplement attestée : par le témoignage et l’enseignement reçu des parents d’abord, par le geste sacramentel de l’apôtre ensuite, par les fruits de l’Esprit enfin. Une foi quasi parfaite ! Et pourtant, même une telle foi peut s’étioler, faiblir, se recroqueviller, se mettre en veilleuse… à en croire l’injonction de Paul à son fils spirituel.

Et nous alors ? Nous qui ne sommes que de « simples croyants », comme nous aimons à le dire ? N’est-il pas compréhensible et normal que notre foi puisse elle aussi être « petite » ? – Compréhensible ? Peut-être… Normal ? Non !   La plupart d’entre nous ont reçu l’exemple de leurs parents, pratiquement tous nous avons été baptisés et avons reçu la bénédiction de confirmation… et l’Esprit de Dieu souffle sur nous tous !
Nous ne sommes pas moins que Timothée, nous n’avons pas reçu moins que lui !

II

Timothée est notre frère à tous : son nom veut dire « celui qui respecte Dieu ! »… Tout chrétien est un Timothée. Chacune et chacun d’entre nous est un ou une Timothée. L’encouragement de Paul à son fils spirituel est tout autant pour nous aujourd’hui.

Paul nous dit : les fruits de l’Esprit sont « force, amour et maîtrise de soi ». Ces dons de Dieu ne sont pas des trésors reçus un jour pour les conserver bien à l’abri. Ce sont des forces de vie qui nous sont données jour après jour, chaque jour à nouveau. Des forces relationnelles à mettre en œuvre, à mettre en pratique, à partager, à semer autour de nous à l’image de Jésus qui a été dans notre monde signe, parole, présence, bénédiction, geste et action de Dieu.
C’est ainsi que Jésus a rendu témoignage à Dieu, c’est ainsi que Paul a témoigné de Jésus. C’est la vocation de Timothée. C’est notre vocation à nous tous en tant qu’Église et en tant que chrétien.
Chaque jour à nouveau l’Esprit de Dieu souffle sur le monde et sur nous pour raviver la confiance et l’espérance que nous avons mises en lui.

III

Le mois de septembre est le temps des retours, des reprises, des rentrées de toutes sortes. C’est le temps des dernières récoltes et des vendanges. C’est aussi le temps de la rentrée paroissiale, le temps de la reprise du catéchisme, de l’École biblique et des activités paroissiales. C’est donc le temps, la saison favorable à mettre en pratique l’exhortation de Paul à Timothée : raviver notre foi, ranimer la flamme de la confiance, renflammer notre espérance. 

Pour cela mille et une occasions nous seront données par Dieu et proposées par l’Église et la paroisse : à nous de les saisir, à nous de nous laisser ébouriffer par le souffle de Dieu qui décoiffe et aère, qui fait s’ouvrir les portes et les fenêtres des maisons et des cœurs. À nous de nous laisser raviver, ranimer, bousculer par Dieu qui désire nous faire sortir de nos ornières pour nous mener sur de nouveaux chemins de vie.

Ce souffle de Dieu peut nous saisir de manière exceptionnelle comme un vent impétueux. Mais le plus souvent c’est un souffle doux et fragile qui nous vient par la vie des uns et des autres autour de nous, par la célébration de la parole et des sacrements lors des cultes, par la lecture et la méditation de la Bible.

Alors, en cette rentrée paroissiale, avant les grandes résolutions et les grands projets d’animation, donnons du temps pour recevoir de Dieu, chaque jour à nouveau la force spirituelle nécessaire pour ce jour.   AMEN.

                Pasteur Marc WEISS
                La Robertsau
 


Propositions de chants.

    ARC : 6O8 – 629 – 626  – 602
    ALLÉLUIA : 45.01  -  42.04  -  44.02  -  44.03
    NCTC : 67 – 283  – 284

¼ – Service des Lecteurs – SL – 40 – 19.09.2010 – Marc WEISS

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