LE DIEU QUI FIT POUSSER LE FER
( Der Gott, der Eisen wachsen liess )
Ernst Moritz Arndt 1813
1. Le Dieu qui fit pousser le fer
Ne voulait pas d’esclaves !
Il fit lance, épée, sabre clair,
Pour équiper les braves,
Donnant l’audace d’avancer
Avec fougue et colère,
Et le courage d’attaquer
Pour vaincre l’adversaire !
2 . Nous tiendrons ce que Dieu voulut :
Car le tyran de haine
Par notre main ne pourra plus
Briser, fendre des cranes !
Qui s’est lié au déshonneur,
Que la mort le fracasse :
Un Allemand qui fait horreur,
Chez nous n’a plus sa place !
3. Allemagne sainte, ô toi, patrie,
Nous te serons fidèles ;
Beau, vaste et grand, ardent pays,
Nous jurons sous tes ailes :
« Ennemi – souviens-toi Varus ! –
Que les corbeaux te mangent !
A la bataille d’Arminius,
Nous tirerons vengeance !
4. Que brûle ce qui doit brûler,
En claires hautes flammes !
La sainte guerre est déclarée :
Ne formez plus qu’une âme !
Elevez vos mains vers le ciel,
Vos cœurs avec courage,
Et lancez ce puissant appel :
« Fini, notre esclavage ! »
5. Que sonne ce qui peut sonner,
Les tambours, les trompettes !
Aujourd’hui, nous voulons tacher
Nos armes, nos barrettes
Du sombre sang de nos bourreaux,
Vile et servile engeance !
Jour triomphal, grandiose et beau,
Le jour de la vengeance !
6. Que flotte ce qui peut flotter,
Etendards et bannières !
Nous voulons tous nous exhorter
A mourir l’âme fière.
Elève-toi et vole haut,
Drapeau de la victoire :
Si nous mourons libres héros,
Nous entrons dans la gloire !
Texte : Der Gott, der Eisen wachsen liess
Ernst Moritz Arndt 1813
Gaudeamus igitur,
Livre de chant des
Burschenschaften allemandes, n° 14
Frs: Yves Kéler, 24.12.2005
Mélodie : ?