LEVEZ-VOUS DE LA TERRE
Erhebt euch von der Erde
Max von Schenkendorf
Soldaten – Morgenlied 1813
Chant du matin des soldats 1813
1. Levez-vous de la terre,
Sortez de vos sommeils !
Hennissent les montures,
Saluez le soleil !
Les armes étincellent
Dans l’aube du matin.
Si la victoire est belle,
La mort est au chemin.
2. O Dieu, puissant de grâce,
Regarde de ton ciel
A nous, devant ta face,
Dans ce grand champ mortel !
Seigneur, en vie nous garde,
Et, qu’aujourd’hui vainqueurs,
Nous tenions par la garde
L’emblème du Sauveur.
3. Un jour bientôt arrive,
Un jour au clair martin ;
Chacun voudrait le vivre,
Les anges même au loin !
Là brillera l’étoile
Sur chaque homme allemand,
La liberté sans voile,
La paix dorénavant.
4. Que sonnent sur les toits,
De chaque tour, les cloches !
Les cœurs, les voix, les bouches,
Eclateront de joie.
Qui courre par les routes,
Un cri de liberté !
Et vous vaillante troupe,
Eh bien ! vous y étiez !
(4. De chaque tour les cloches autre traduction
Sonneront sur les toits,
Les cœurs, les voix, les bouches,
Eclateront de joie.
La paix suit la bataille,
L’amour, les cris, les chants,
Diront : « Vous tous, sans faille,
Vous étiez dans le champ ! »)
Texte Erhebt euch von der Erde
Max von Schenkendorf 1783-1817
dans Auswahl Deutscher Gedichte für höhere
Schulen, Theodor Echtermeyer, 34. Auflage
1903 (1. 1836), 978 Seiten
Halle, Verlag des Waisenhauses, page 312
fr. : Yves Kéler, 27.7.2011
dans Auswahl Deutscher Gedichte im Anschluss an
die Geschichte der deutschen National Literatur
von Professor Dr. Hermann Kluge,12. ,
verbesserte und vermehrte Auflage
mit zahlreichen Porträts in Holzschnitt
Altenburg, Verlag Oskar Bonde, 1908, page 486
fr. : Yves Kéler, 27.7. 2011
SCHENKENDORF, Max von (Gottlob Ferdinand Maximilian Gottfried), né le 11 décembre 1783 à Tilsitt (Prusse), étudia à Koenigsberg, perdit par un duel au pistolet l’usage de sa main droite, abandonna en 1812 sa charge de rapporteur à la Chambre et partit pour Karlsruhe. Après la campagne de Russie de Napoléon, il prit l’épée à la main gauche et participa à la bataille de Leipzig (1813), puis se rendit à l’Administration centrale de Francfort-sur-le-Main, puis en 1815 comme conseiller de gouvernement à Coblence, où il mourut le 11 décembre 1817, jour pour jour à l’âge de 34 ans. (Echtenmeyer, p. 969)